Sans le FMI, l’économie sénégalaise relève la tête !

Malgré la dette abyssale laissée par l’administration Macky Sall, le nouveau sénégalais honore ses engagements sans aide du FMI. Plutôt que de lui demander une restructuration de sa dette, le gouvernement Diomaye/Sonko devait être accompagné dans sa démarche, car des félicitations, c’est trop leur demander !

«Réunion productive avec les autorités du Sénégal pour discuter des développements économiques du pays.Nous avons souligné l’importance d’une gestion saine et des réformes structurelles pour réduire les vulnérabilités de la dette et soutenir le développement à long terme» a déclaré Kristallina Georgieva directrice du FMI.

Depuis un an et demi, le FMI répète la mëme chose. «Nous avons déjà bonnes discussions.» Si la banqueroute attendue et souhaité par certains était au rendez-vous, l’institution financière aurait fait sonner un autre son de cloche, beaucoup plus alarmiste.

Seulement, depuis un an, le Sénégal est sur la trajectoire de consolidation budgétaire de qualité comme le souligne le ministre de l’économie Abdourahmane Sarr. Le pays honnore ses engagements tant bien que mal, se payant même le luxe, par ces temps difficile, de baisser les prix des denrées de premières nécessité.

«Les chiffres de 2025 ont fini de parler. Le Sénégal est sur la trajectoire de consolidation budgétaire de qualité sur laquelle il s’était volontairement engagé avec un impact limité sur la croissance hors hydrocarbures en 2025 » a indiqué l’argentier de l’État.

Dans la même lancé, il a rappelé que la mise en œuvre du plan de redressement économique et social en 2026 permettra de poursuivre cette consolidation.

«La consolidation va se poursuivre malgré la crise pour un atterrissage maîtrisé à moyen terme maintenant la dette sur une trajectoire descendante » a-t-il informé. Ce qui veut aussi dire que la restructuration tant souhaitée par certains n’est pas à l’ordre du jour du côté du gouvernement.

Il faut dire que les mesures du Plan de Redressement Sénégal présentées en août dernier, commencent à porter leurs fruits.
Nommé le « Jubbanti Koom »,  il vise à redresser les finances publiques (réduction du déficit à 3 % d’ici 2027) et renforcer la souveraineté économique. Ce plan, financé à 90% par des ressources internes (plus de 5 000 milliards FCFA), repose sur la rigueur budgétaire, la mobilisation fiscale et le soutien à la production locale des charges de fonctionnement de l’État, réduction du train de vie de l’État et suppression de certaines subventions.
Le plan s’inscrit dans la première phase de la Vision Sénégal 2050 pour rompre avec l’ancien modèle économique et réduire la pauvreté.

Pourtant, en dépit de ces mesures courageuses, le FMI, qui vient de revoir à la baisse les perspectives de croissance du pays, continue de jouer à un jeu de yo-yo avec le pouvoir Diomaye/Sonko au lieu d’accompagner leur bonne dynamique actuelle.

La grande question qui taraude les esprits  concerne finalement les raisons du refus du FMI malgré la transparence du gouvernement et les efforts déployés sur la consolidation budgétaire. Cela pose la problématique de l’intervention du fond pour aider certains pays qui connaissent les mêmes difficultés que le Sénégal – Turquie, Kenya, ect… 

En 2026, comme le rappelle l’économiste Souleymane Gueye dans Kirinapost, le Sénégal devra mobiliser 6 050 milliards de francs CFA pour ses besoins de financement et rembourser 747 milliards de francs pour satisfaire le service de la dette. De surcroît, les coûts d’emprunt ne cessent d’augmenter, atteignant 7 % en moyenne au moment où les maturités se raccourcissent entraînant une forte demande des bons du Trésor à un an.

« En tant que chercheur ayant étudié les dynamiques de la dette souveraine du Sénégal et les prescriptions du FMI , j’estime que le débat doit distinguer clairement la liquidité et la solvabilité. Comme dans de nombreuses économies en développement, particulièrement en Afrique subsaharienne, le vrai défi du Sénégal n’est pas l’insolvabilité. Le défi réside dans la gestion des tensions de liquidité sans compromettre la souveraineté économique à long terme déclinée dans l’Agenda national de transformation, Sénégal 2050 » analyse l’économiste.

De son côté, Abdourahmane Sarr s’est montré très serrein quant à la relation à venir entre le Sénégal et le FMI eu égard aux chiffres du premier trimestre 2026.

« Le marché régional du souverain virtuel de l’UEMOA aux fondamentaux macroéconomiques solides permet d’être optimiste sur une convergence de vues avec le FMI sur les capacités de financement disponibles pour le Sénégal et les perspectives » a dit sur ses réseaux sociaux.

Le FMI mais aussi les agences de crédit et la presse financière internationale, attendaient un crash de l’économie sénégalaise. Elle n’a pas eu lieu. Comme quelque peu désarçonnés par la stratégie actuelle du gouvernement concernant la levée de fonds pour satisfaire ses obligations, tout ce monde qui se voient toujours comme tuteur, se rend compte subitement que le Sénégal tient la route et ne veut plus être sous curatelle. Il redresse la barre, certes avec difficulté mais il regarde l’avenir avec moins de frilosité.

En attendant, le gouvernement Sonko a de la marge et peut respirer même si la situation au Moyen-Orient fait craindre le pire. Dés lors, aucun relâchement ne peut être tolérer. Le pouvoir peut réduire davantage le train de vie de l’État, mieux orienter ses dépenses et enfin de compter que sur lui-même.

brièvement sur les raisons du refus malgré la transparence du gouvernement et les efforts déployés sur la consolidation budgétaire. Énumérer brièvement ce que le gouvernement est entrain de faire sur les dépenses et les recettes publiques.
Aussi poser la problématique de l’intervention du fond pour aider certains pays qui connaissent les mêmes problèmes que le Sénégal – Turquie, Kenya, ect
Enfin peut être aussi faire allusion aux comportements des agences de crédit et la presse financière internationale sur la stratégie actuelle du gouvernement concernant la levée de fonds pour satisfaire ses obligations.

Sans le FMI, l’économie sénégalaise relève la tête !, Information Afrique Kirinapost Save as PDF
Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *