Alioune Diouf, Directeur de la Dette Publique à la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT), a affirmé dans une interview accordée à Reteurs, que la dette du Sénégal était maintenant pleinement transparente et alignée sur les chiffres du Fonds Monétaire International (FMI).
Sous pression depuis qu’il a révélé une dette cachée entre 2019 et 2024 par l’administration précédente estimée à environ 7 milliards de dollars USD (plus de 4 270 milliards de Francs), le gouvernement du Sénégal s’était mis en ordre de bataille afin de relever la tête.
Réconciliation des données (2019-2024)
« À l’issue d’audits approfondis, les statistiques de la dette publique sénégalaise sont désormais en parfaite adéquation avec les chiffres du FMI. Cette étape cruciale marque la fin des divergences techniques apparues en 2024 et établit une base de données unifiée » a soutenu le responsable le 21 avril 2026 à New York.
Transparence des contrats de swap (2025)
Sur les opérations de type Total Return Swap (TRS) auxquelles le Sénégal a eu recours pour faire face à ses engagements et qui ont soulevé des inquiétudes, Alioune Diouf s’est voulu rassurant en expliquant que le gouvernement a agit de façon responsable afin de maîtriser les risques.
«Sur les nouveaux instruments financiers, la Direction de la Dette précise que les opérations Swap engagées en 2025 constituent des outils de gestion active. Intégrés aux émissions du marché régional, ces mécanismes permettent d’optimiser les coûts de financement tout en maîtrisant les risques de marché, sans exposition à des appels de marge imprévus» a-t-il précisé.
Dans un souci de transparence, le Sénégal renforce son dispositif de redevabilité par la publication, en ce mois d’avril 2026, de rapports budgétaires trimestriels et d’un bulletin statistique de la dette conformes aux normes de diffusion de données les plus exigeantes.
Il est établit que l’objectif est la régularisation des passifs (APE) de façon transparente et résolue. La conversion de prêts bancaires en titres publics (Adjudications de Bons ou Obligations du Trésor) est confirmée comme une stratégie de régularisation de dettes préalablement identifiées par audit, et non comme des arriérés de paiement.
Relations avec le FMI
Quant aux relations avec le FMI, Alioune Diouf a indiqué que «les discussions se poursuivaient activement pour la conclusion du programme de soutien, sur la base d’un diagnostic désormais partagé et réconcilié.»
Enfin, la DGCPT réaffirme que la crédibilité de la signature de l’État repose sur «une politique de transparence rigoureuse» et «une modernisation constante des instruments de financement.»
Le gouvernement du Sénégal, grâce au Plan de Redressement est entrain de sortir des zones de turbulences. Ce n’est pas encore la vitesse de croisière d’une économie reluisante, surtout avec un passif aussi lourd et un contexte mondial très incertain, mais l’espoir est permis.
Sur la bonne voie
En effet, l’espoir est permis eu égard aux performances constatées. Pour l’administration Diomaye/Sonko, prendre le pouvoir en ayant un projet clair de transformation systèmique et sitôt élue, devoir changer de fusil d’épaule en découvrant un pays profondément destructuré, endetté, pillé, comme personne ne pouvait soupçonner, et réussir, quand même, à faire face, ce n’est pas évident.
Mieux que de faire face, le gouvernement se permet de réduire les coûts de l’électricité, du carburant et ceux des denrées de premières nécessité dans ce contexte de rigueur.
Aujourd’hui plus que jamais, il s’agit pour l’administration actuelle de ne pas baisser la garde, de maintenir la cadence et surtout de ne pas se laisser divertir par les démons de la division. La route est encore longue. Les obstacles et freins toujours aussi nombreux mais le bout du tunnel, pour sortir de la grande nuit, est à portée de main.








Laisser un commentaire