Partout, les très grandes avenues portent le nom d’une grande figure du pays où du monde. De grâce, ne touchez pas à l’avenue Cheikh Anta Diop ! Sa grandeur n’est pas une anomalie, c’est à la dimension de l’individu. Ce n’est même pas assez…
N’a-t-on pas fini de pleurer les changements de rue sans réflexion dans le plateau, qu’on nous propose à Mermoz Sacré-Cœur, de débaptiser une tronçon de l’avenue Cheikh Anta Diop. Débaptiser une partie ! Quelle incogruité ! Aucune personnalité, ne mérite que l’on ampute une partie de l’avenue Cheikh Anta Diop pour elle. Sauf Seydina Muhammad (Paix et Salut sur Lui). Pour lui, les musulmans donnerait volontiers toute l’avenue. Et Cheikh Anta Diop serait lui-même d’accord. Sinon, laissez-nous notre Cheikh en bonne place. C’est un exemple pour les générations à venir.
Aux obsèques de Amadou Mahtar Mbow au Point-E, alors que passions devant l’ex Cervantés, j’eus une réflexion « et si cette avenue devanait Amadou Mahtar Mbow ? » Toute de suite, je me suis ravisssé en dépassant l’université. » Mais, non nous sommes sur l’avenue Cheikh Anta Diop, on ne touche pas à Cheikh Anta, même si Amadou Mahtar Mbow est mon grand-père, puisque meilleur ami du papa de ma mère et qu’il merite tous les honneurs. On trouvera ailleurs» me suis-je dit.
Le monde cherche à honorer Cheikh Anta Diop pour sa contribution à l’humanité, ce n’est pas au Sénégal de raccourcir une avenue qui porte son nom. Ceux qui ont pensé à ça, nous font honte.
Le jour où on déposera la plaque sur la partie amputée, le nom de cette personnalité tremblera de se retrouver à coté de ce géant du continent. Pourquoi certaines autorités sénégalaises aiment faire mal à leurs concitoyens ? Décidément, elles ne sont pas à la hauteur de leur mission. Alors que l’on attend, une école de Cheikh Anta, alors qu’on a hâte de voir sa pensée se répandre dans la jeunesse et que les écoliers le prennent comme exemple en tombant amoureux de la science, certains veulent l’amputer. À longueur de séminaire et de colloque, on nous dit qu’il faut inviter les enfants à aller vers les séries scientifiques et techniques. Pourtant on veut réduire l’avenue Cheikh Anta Diop. Quel message veut-on envoyer à nos enfants ?
Je ne sais pas encore à qui profiterait ce crime, mais serait-ce quelqu’un dont le parcours, la vie et l’œuvre pourraient être enseigner dans les écoles en lieu et place de ceux de Cheikh Anta Diop ? Tâche difficile ! Le récipiendaire dans sa sagesse saura décliner l’offre trop généreuse pour ne pas dire empoisonnée.
Un jour avec des amis à Paris on s’interrogea sur le nombre incalculable de rues au nom de de Gaulle, Pasteur, Hugo, Gambetta, Jaurès, Leclerc. On trouva tous plus que normal, au regard de l’histoire de ce pays, que de telles personnalités posent leur nom sur autant d’artères. Nous aimons singer la France mais nous ne copions malheureusement que le farfelu !








Laisser un commentaire