Une double stèle en mémoire aux victimes du génocide des Tutsi au Rwanda a été inaugurée le 2 juin à Paris par Emmanuel Macron et Paul Kagamé. Cet événement marque le point d’orgue du processus de réconciliation entamé entre Paris et Kigali après la publication du Rapport Duclert en 2021.
« Ici, comme une archive, reposent les voix et les mots, les souvenirs et les expériences, les sentiments et les espoirs des victimes et des survivants », peut-on lire – en français, en anglais et dans les deux autres langues officielles rwandaises, le kinyarwanda et le swahili sur ce mémorial « Archive».
Peu de mots pour ne pas oublier l’horreur qui frappa l’humanité entre le 7 avril et le 4 juillet 1994 qui fit plus de 1 million de morts. Des femmes, des hommes, des enfants massacrés parce qu’ils étaient Tutsi.
La double stèle est imposante dans sa sobriété.Elle va servir de lieu de recueillement et permettre d’ancrer la mémoire du génocide contre les Tutsi au Rwanda, au centre de l’histoire collective française.
Au cours de la cérémonie, le président rwandais Paul Kagamé a salué le « courage » et « l’humanité » d’Emmanuel Macron, soulignant que la France est le pays qui est allé le plus loin pour établir la vérité et reconnaître sa part de responsabilité.
Le rapport Duclert en 2021 avait formellement reconnu les responsabilités « lourdes et accablantes » de la France dans la tragédie de 1994, sans pour autant retenir de complicité directe.
De son côté Emmanuel Macron s’est réjoui du rapprochement entre Kigali et Paris, remerciant Paul Kagame d’avoir su « accueillir » cette « reconnaissance« .
« Ce monument, s’il est un aboutissement, n’est pas une fin. C’est un jalon sur un chemin que nous avons ouvert« , a indiqué le président français.
Commandée à l’artiste Grada Kilomba, la stèle est élevée sur l’esplanade Habib-Bourguiba surplombant la Seine dans la capitale française.








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