Maryse Condé en cinq pensées

Maryse Condé est Guadeloupéenne de naissance. Écrivaine reconnue mondialement, elle est auteure de plusieurs ouvrages dont Ségou en 1985, aux éditions Robert Laffont. Maryse Condé a vécu en Afrique, notamment en Guinée, au Sénégal et au Ghana, où elle enseigne le français. L’écrivaine a présidé également le Centre des études françaises et francophones de l’Université de Columbia aux États-Unis entre 1997 et 2002. Elle est à la tête également du Comité pour la mémoire de l’esclavage créé en janvier 2004. A ce propos, l’histoire retiendra qu’elle est à l’origine de la date du 10 mai consacrant la Journée de commémoration de l’esclavage décretée en 2006 par le President Chirac et celebrée pour la premiere fois cette année-là.


« L’esclavage peut -il devenir un sujet littéraire ? A-t-on le droit d’embellir une réalité qui est odieuse, le mensonge artistique pesant sur vous comme une sorte de culpabilité. Je n’ai pas la réponse. »

« Le rire est le premier pas vers la libération. On commence par rire. On rit donc on se libère. On se libère donc on peut combattre. »

« Quelle belle couleur que la couleur noire, l’envers obscur de nos rêves. »

« Les mots, c’est bien connu, ne servent pas seulement à créer du sens. Ils jouent, ils font l’amour. Ils composent une musique. »

« Pour être en paix avec soi-même, il faut s’accepter comme si l’on était le fondement et la naissance de tout. »


Maryse Condé a reçu plusieurs distinctions au cours de sa riche carrière d’écrivaine :

Le Grand Prix littéraire de la Femme pour « Moi, Tituba, sorcière, noire de Salem » en 1986 

Le prix Puterbaugh, pour l’ensemble de son œuvre. première femme à recevoir ce prix américain dédié aux écrivains de langue française.

Le prix Marguerite-Yourcenar est décerné à l’écrivaine en 1999 pour Le Cœur à rire et à pleurer »

Le Prix de littérature de la Nouvelle Académie (Nobel alternatif) en 2018

Credit-photo: theguardian.com

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