La rumba congolaise devient patrimoine culturel immatériel de l’humanité

La rumba congolaise a été inscrite ce mardi à la liste du patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco. C’est une immense consécration pour  la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville, les deux pays d’où serait originaire la fameuse danse. Cette reconnaissance, au-delà des artistes vivants, appartient à Pépé Kallé, Tabu Ley Rochereau, Franco, Papa Wemba et tant d’autres grands artistes partis avant.

L’UNESCO vient d’ inscrire la rumba congolaise sur la liste du patrimoine immatériel de l’humanité, qui recense les traditions vivantes. Le patrimoine mondial désignant les biens culturels et naturels qui présentent un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité, cela veut dire que la Rumba appartient désormais au monde.

Née dans l’ancien royaume Kongo, la rumba congolaise, vient d’une danse appelée Nkumba, qui signifie « nombril », parce qu’elle faisait danser homme et femme nombril contre nombril.

Dans les années 30, la musique cubaine arrive via les bateaux transatlantiques dans les ports africains. Elle trouve rapidement un terrain favorable dans cette Afrique centrale. On dit que c’est grâce à Nico Jeronimis fondateur des éditions Ngoma, qu’est publié en 1948 le premier tube congolais, Marie Louise, composé par un mécanicien de bateaux du fleuve Congo, Antoine Wendo Kolosoy. Dans les années 60,Franco, Tabu Ley Rochereau, Papa Noël, Sam Mangwana, Paul Kamba entre autres propulsent la rumba.

Zaïko Langa Langa, Yonda Sister – Mbuta Mutu, Koffi Olomindé avec son Tchatcho (variante de la rumba), Wenge Musica, Papa Wemba désigné roi de la rumba contribueront à hisser cette musique sur toutes les scènes du monde. Aujourd’hui, Fabregas, Mpiana, Fally Ipupa, Héritier Watanabe, Ferré Gola, Extra Musica ect continuent d’écrire les belles pages de la rumba.

La rumba fait partie de la vie des deux Congos. Elle a accompagné l’urbanisation et l’éclosion des villes. C’est une musique des villes et des bars. Elle a aussi accompagné les luttes de libération et l’affirmation d’un peuple. Le mouvement de la Sape était à son apogée extrêmement lié à la rumba. Aujourd’hui, la rumba a donné naissance a plusieurs variantes comme par exemple le Ngwasuma, le Soukouss ou encore le trés dansant Ndombolo.

« L’UNESCO est persuadé qu’aucun développement ne peut être durable sans une composante culturelle forte. En effet, seule une approche du développement centrée sur l’humain et fondée sur le respect mutuel et le dialogue ouvert entre les cultures peut conduire à des résultats durables, inclusifs et équitables. La culture, cependant, a été absente des réflexions sur le développement, jusque récemment » explique l’organisation onusienne.

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