La présidente namibienne Netumbo Nandi-Ndaitwah a appelé ses pairs africains, à la tribune des Nations-Unies, à accélérer l’unité et l’indépendance économique du continent et ne plus se limiter à des discours lors des sommets.
Habituée à plaider pour une Afrique souveraine, déterminée et unie Netumbo Nandi-Ndaitwah a profité de son discours à la 81eme session de l’Assemblée générale de l’ONU pour réitérer son appel.
« L’Afrique ne peut pas dire qu’elle est forte tout en restant divisée face à ces grandes puissances qui jouent un rôle dans les relations internationales. L’unité de l’Afrique ne doit pas se limiter seulement aux discours prononcés lors des sommets, elle doit se manifester dans les décisions que nous prenons, dans notre gouvernance diplomatique, et dans notre capacité à nous défendre et à nous protéger ensemble. Voilà à quoi ressemble l’amour du changement » a dit la dirigeante.
La présidente namibienne faisant référence à l’Agenda 2063, la Zone de libre-échange continentale africaine a insisté sur le développement du commerce entre pays du continent. En invitant l’Afrique a aller vers plus d’industrialusation.
« L’Afrique devrait-elle davantage transformer ses ressources sur place plutôt que les exporter à l’état brut ?» a t-elle demandé.
Plusieurs réformes doivent être menées selon elle notamment en matière financière. Dans cette perspective la présidente, a annoncé le lancement des activités de l’Agence Africaine de Notation de Crédit (AFCRA) en octobre 2026, à l’île Maurice où se trouvera son siège.
« Tout système pour maintenir son efficacité doit se réformer. Alors que nous reformons les ODD, la refonte de l’architecture financière internationale s’impose afin de faire advenir un ordre économique mondial plus équitable et plus inclusif » a-t-elle justifié.
Il s’agit selon la dirigeante de mettre fin à la dépendance aux agences de notations occidentales (Moody’s, S&P, Fitch) dont les évaluations biaisées coûtent chaque année à l’Afrique plusieurs milliards de dollars.
« L’objectif sera d’ évaluer la solvabilité des États, des collectivités, et des entreprises à travers l’Afrique » a indiqué Netumbo Nandi-Ndaitwah.
Dans un autre registre, la présidente namibienne a plaidé en faveur de la nomination d’une femme au poste de Secrétaire général de l’ONU.
« Depuis la création des Nations unies en 1945, aucune femme n’a occupé le poste de Secrétaire général de l’organisation. La Namibie estime qu’il est temps qu’une femme soit élue Secrétaire générale pour être en adéquation avec les principes défendus par L’ONU partout dans le monde. Mon pays invite les États membres et le Conseil de sécurité à faire correspondre leurs discours sur l’égalité avec les décisions prises au sein de l’ONU » a soutenu la première femme à diriger la Namibie.
Ces déclarations interviennent alors que le mandat de l’actuel Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, approche de sa fin.








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