INSTITUTION FAMILIALE : LES FILS DECOUSUS (suite & fin)

Les drames familiaux qui surviennent à une fréquence assez soutenue depuis quelques temps nous invitent certainement à repenser au socle de notre institution familiale d’hier, pour comprendre celle d’aujourd’hui et peut-être anticiper sur les métamorphoses que les liens familiaux et conjugaux ne manqueront pas de connaître demain…

…Le phénomène de la mère devenue principale pourvoyeuse des moyens de subsistance, face à un père désormais totalement disqualifié, vient avec son lot de changements dans le foyer. Désormais, madame détient l’autorité et fait la loi dans le foyer.

Ce phénomène n’est pas sans conséquence pour les enfants, qui rejettent les décisions du père et donnent plus de considération à la mère.

Un autre fléau qui conduit à l’affaiblissement de la famille africaine est la violence domestique. Sujet encore tabou, il continue sans trêve de détruire les couples et les familles. Sensée être l’espace le plus sûr pour les femmes, les hommes et les enfants, la famille et la maison sont devenues des lieux d’affrontement, de douleur, d’abus, de désintérêt et de désintégration.

QUELLES SOLUTIONS POUR SAUVER LA FAMILLE ?

 Mieux préparer au mariage.

Le mariage étant une vocation, il convient de s’y préparer de manière sérieuse. Cette préparation doit être assurée conjointement par la famille et si possible en plusieurs étapes.

Harmoniser les trois formes de célébration du mariage. On distingue en Afrique trois formes de célébration du mariage : le mariage coutumier, le mariage civil et le mariage religieux. Dans les trois cas, il s’agira de veiller à l’harmonisation des trois formes de célébration, tout en gardant à chacune son sens originel.

Éduquer à l’amour. Compte tenu du contexte contemporain marqué par l’égoïsme, l’utilitarisme et l’hédonisme, un accent particulier doit être mis sur l’amour des uns vis à vis des autres, l’amour don de soi et l’amour gratuit qui se nourrit du pardon.

Accompagner les couples. La célébration du mariage est une vie nouvelle qui commence. Cette nouvelle aventure doit être accompagnée par des structures de partage et d’accompagnement des couples mariés.

S’engager socialement. Les familles ne doivent pas se refermer sur elles-mêmes. Elles doivent s’engager à la transformation de la société, dans les domaines social, législatif et politique, lutter contre les fausses idéologies et spiritualités, les injustices sociales et les tares morales de la société.

Éduquer les enfants. Les parents sont les premiers et les principaux éducateurs de leurs enfants et cette éducation passe d’abord par la présence physique et effective des deux parents en famille. Dans cette logique, elle inclut l’éducation affective et sexuelle, sans pour autant promouvoir le libertinage ou la dépravation. Il s’agit tout simplement d’apprendre à l’enfant ce qu’est l’empathie et, en temps opportun, à connaître son corps et à le respecter. À se respecter !

Dialoguer en famille. La cohésion familiale passe par un dialogue franc et sincère. Régulièrement, la famille au complet doit procéder à une évaluation des objectifs qu’elle s’est assignés, faire un bilan sur des projets.

Revisiter la dot. La dot est initialement conçue comme un symbole, comme un échange de cadeaux et approfondissement des relations entre familles. Aujourd’hui, elle s’est dénaturée au point que la femme est considérée comme une marchandise. Il convient de travailler à restituer à la dot sa valeur symbolique initiale.

 

 

Credits: maitrezoe.com

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