Ils ont violé sa présomption d’innocence…

16 novembre 2018, le philosophe Tariq Ramadan recouvrait la liberté, après 287 jours derrière les barreaux. Il était grand temps que la voix du théologien réformiste soit entendue par les juges, de mettre fin à une procédure partiale, inique et inéquitable.

Le mouvement #MeToo qui devrait libérer la parole des femmes, s’est inscrit dans un élan de mutilation de celle des hommes.

À Salem pour détruire la réputation d’une personne, il suffisait de l’accuser de sorcellerie et aujourd’hui avec #MeToo il suffit d’inventer des mensonges ou d’une accusation de viol.

On te voue aux gémonies pour que les esprits émotifs et les médias se mettent en branle. On te condamne comme si accusation était égale à culpabilité.

Le tribunal des sorciers te juge coupable quoique tu dises.

Le viol est un crime, un crime qui doit être avéré comme tout crime… Et depuis 2017 jusqu’à sa libération, aucune preuve, je dis bien aucune preuve ne nous a fait douter du professeur.

D’ailleurs toutes les conclusions, notamment celles de la brigade criminelle le blanchissent.
Elles ont révélé la duplicité des plaignantes et les relations qu’elles entretiennent avec les ennemis jurés du professeur, mettant ainsi à nu le caractère pandémoniaque de cette affaire.

L’on devrait faire preuve de pondérance et de circonspection face à une telle situation afin de permettre à l’accusé de bénéficier de la présomption d’innocence.

Une présomption d’innocence qu’ils ont violé en accusant l’islamologue de viol…

Depuis sa mise en liberté conditionnelle, le professeur Tariq Ramadan est en attente d’un éventuel procès, et ne peut même pas voir sa mère…

Affecté certes, mais il reste encore plus déterminé, en témoignent ces propos lors de sa libération;

« J’irai fuir où ? Alors que tout va vers mon innocence (…) Je vais rester en France et défendre mon honneur et mon innocence.

Je voudrais que vous décidiez en votre âme en conscience, non pas parce que je m’appelle Tariq Ramadan et qu’on m’a diabolisé dans ce pays. »

Nous ne l’oublions pas !

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Aslam ibn Abass, de son vrai nom Kamagaté Abass est de nationalité ivoirienne. Géographe de formation, il se présente comme un critique et un analyste. C'est fort de cela qu'il s'intéresse à l'histoire, aux relations internationales et à la géopolitique, puisque la géographie est ce qui définit selon lui l'histoire et la politique des régions du monde. Ainsi pour lui c'est la formation de l'espace qui nous permet de comprendre le monde. Aslam ibn Abass étudie également la théologie, où il se pose comme un disciple de la pensée réformiste du professeur Tariq Ramadan. Il est l'un des administrateurs des pages dédiées à la cause de ce dernier. Passionné de savoir, Aslam ibn Abass s'intéresse à tous les domaines du savoir notamment la philosophie, la poésie la science... et bien d'autres. Il a accepté de partager ses analyses sur kirinapost.

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