DES RÉSEAUX SOCIAUX !

Daouda Gueye • Certains parmi ceux qui crient liberté d’expression, droits de l’homme, etc., sur les réseaux sociaux sont les plus réfractaires à la libre expression d’opinions de ceux qu’ils qualifient de foule, de masse, d’ignorants, d’imbéciles à qui…. les réseaux sociaux auraient donné la parole.

Au fond, ils crient liberté d’expression pour eux-mêmes, où quand ça a l’air d’être pour les « ignorants », c’est toujours contre d’autres membres de leur classe, donc toujours pour eux-mêmes.

Et ceux qu’ils qualifient d’ignorants, ne sont en fait ignorants que parce qu’ils ne pensent pas comme eux, ne parlent pas comme eux, ne voient pas le monde comme eux.

Et quand ce qu’ils se racontent « inter-pares » dans leurs livres, colloques, conférences, leur tête, n’intéresse pas le peuple parce que ça ne lui parle pas, « le peuple n’aime pas les intellectuels », et insulte ce peuple qui préfère discuter de la dernière voiture de Wally Sidy, où sanctionner de plus du vues les dix mille problèmes d’un Pawlish Keïta.

Remarque, ils sont devenus ce qu’ils sont, comme ils sont et parlent et pensent comme il le font, fans de ceux qui, à la télé à la radio, constituaient, comme on dit en psychologie sociale, leur groupe de référence. Aussi, espéraient-ils un jour être écoutés, « aimés » par les téléspectateurs, les auditeurs, les lecteurs, qui eux n’ont rien à dire, ne savent rien. On peut comprendre la désillusion.

Ce n’est pas qu’ils ne savaient rien ou n’avaient rien à dire. C’est juste qu’ils n’avaient pas où le dire, si ce n’est dans leurs chaumières d’où ça ne sortait évidemment pas pour parvenir aux « sachants » des médias antidémocratique. Nous ne sommes plus à l’époque de l’ORTS, de RADIO SÉNÉGAL, de AFRICA NUMÉRO 1, qui dressaient un mur entre les « sachants », experts et consultants en choses qui avaient le monopole de la parole et la masse, la foule, les imbéciles qui devaient suivre et aimer.

Oui, le mur n’est pas tombé qu’à Berlin. Il est tombé partout, notamment entre les « sachants » et les « imbéciles ». C’est la démocratisation de la parole publique. Les « imbéciles » vous ont longtemps, très longtemps souffert. Vous allez souffrir les « imbéciles ». Voilà notre hui !

D’ailleurs, comment peut-on aimer quelqu’un qui ne nous parle pas, qui ne parle pas avec nous, qui parle de nous en nous chosifiant à partir d’un paradigme autre ? »

Daouda Gueye de Pikine

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