Commémoration du génocide rwandais

Ce dimanche 7 avril à Kigali, ont lieu les cérémonies marquant les 25 ans du génocide rwandais. Moment de recueillement, de souvenir, mais aussi d’introspection non seulement pour le Rwanda mais pour tout le continent. Ce qu’il s’est passé en 1994 ne doit plus arriver.

Le 6 avril 1994, un avion transportant le président rwandais Juvénal Habyarimana et son homologue burundais Cyprien Ntaryamira est abattu alors qu’il s’apprête à se poser à Kigali. Cet attentat, plombe les négociations en cours entre les Hutu (90 p. 100 de la population rwandaise) et la minorité Tutsi représentée par le Front Patriotique Rwandais (F.P.R.). Dés le lendemain, les Hutu s’en prennent aux membres de la minorité Tutsi. Armés pour la plupart de machettes, les Hutus vont massacrer les Tutsi et tous ceux qui les protègent. En à peine trois mois, 800 000 personnes sont froidement et systématiquement exterminées selon les chiffres des Nations-Unies. Malgré quelques signes avant-coureurs, les puissances occidentales dont la France présentes dans le pays n’avaient pas réagi. Pendant les massacres également, elles regarderont se dérouler devant leurs yeux ce qui sera qualifié plus tard de génocide.

25 ans plus tard, le Rwanda se souvient. La cérémonie de commémorations a commencé en milieu de matinée ce dimanche, avec le dépôt de gerbes au mémorial du génocide de Kigali, où 250 000 victimes sont enterrées. En présence d’une dizaine de Chefs d’Etats, le président Paul Kagamé et son épouse accompagné du président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker et Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union Africaine, ont rallumé la flamme du souvenir marquant le début de 100 jours de commémorationsCent jours comme la durée des massacres en 1994 (Avril- Juillet).

Dans son discours, Paul Kagamé a magnifié la résilience du peuple rwandais et sa capacité à relever les défis et obstacles devant lui.

« En 1994, il n’y avait pas d’espoir, seulement des ténèbres. Aujourd’hui, la lumière : comment est-ce arrivé ? Les Rwandais sont redevenus une famille. Nous, les Rwandais, nous nous sommes donné un nouveau départ. Nous existons dans un état de commémoration permanente, chaque jour, dans tout ce que nous faisons, afin de rester fidèles à ce choix. Vingt-cinq ans après, nous sommes là. Tous. Blessés et le cœur brisé, mais invaincus », a souligne le chef de l’Etat rwandais véritable bâtisseur d’un Etat moderne et d’une nation forte.

Aujourd’hui, le Rwanda continue de panser ses blessures. À la tête du pays, Paul Kagamé a impulsé une modernisation sans commune mesure, de l’économie. De l’agriculture à l’industrie, aucun secteur n’est laissé en rade. Infrastructures dans la santé, dans l’éducation, développement des, du transport, le Rwanda s’érige désormais en vitrine en matière de progrès.

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