Malgré mes nombreux déplacements pour assister au Festival de jazz de Saint-Louis, le Jazz est resté un objet de curiosité pour moi.
C’est à travers ce festival que j’ai eu l’occasion de découvrir beaucoup de musiciens de jazz, assister à des jamm session, des ateliers, des projections de films, conférences, points de presse ou expositions sur le jazz.
Je puis ainsi dire que c’est par le biais de Saint-Louis Jazz que je me suis rendu compte de la grandeur et de la dimension mystique du Jazz.
J’ai vu des musiciens de Jazz venir se produire et se recueillir en terre saint-louisienne et des mélomanes pour célébrer le Jazz !
J’ai écouté l’organiste Rhoda Scott dire que le Jazz est une musique qui demande une très grande rigueur et qu’il faut être prêt à aller au charbon.
J’ai entendu le bassiste Richard Bona défendre crânement le Jazz africain qui lui semblait sous-évalué par un certain Marc Cicéri, directeur artistique du festival international de Jazz de Saint-Louis de 2002 à 2006.
Au même moment j’ai vu le bassiste et claviériste Habib Faye et le koraïste Ablaye Cissokho faire bouger la scène de l’Institut français comme cela n’a jamais été le cas dans ce temple de la culture.
Je peux témoigner que le Festival international de jazz de Saint-Louis est un moment où des professionnels aguerris viennent partager leurs expériences avec de jeunes musiciens, à travers des collaborations, témoignages et conseils. Et ces rencontres entre artistes sont des moments forts du festival international de jazz de Saint-Louis.
J’ai entendu la Directrice de Sunu BICIS Ndeye Coumba Aw dire que la BICIS et BNP Paribas soutiennent ce festival depuis 1999 dans le cadre de son mécénat culturel, avec entre autres objectifs, de permettre aux artistes de créer, de soutenir la création en jazz et de permettre la diffusion de leurs oeuvres.
J’ai vu l’Association Saint-Louis Jazz organiser en marge de son programme « In », des concerts « Off » qui regroupaient des centaines d’artistes locaux, nationaux, internationaux, ainsi que des spectacles à l’institut français ou à bord du Bou el Mogdad, sans compter avec la foire artisanale, le carnaval et plusieurs autres activités connexes qui enrichissent le festival.
J’ai entendu Idriss Benjeloune expliquer, lors de la conférence de presse de clôture de la 32ème édition, ce qui a fait le succès de cet évènement, les raisons de sa pérennisation, et le fondement de sa réputation. Le Président du comité d’organisation de Saint-Louis jazz, Idriss Benjeloune : » Depuis 2016, Saint-Louis jazz est inscrit au catalogue des plus grands festivals de jazz au monde, et cela grâce à un groupe de passionnés de jazz, qui ont pu mettre en place, avec des partenaires, un outil culturel et un projet économique qui font bouger l’économie de Saint-Louis, pendant plusieurs jours, et dans tous les secteurs. »
On m’a raconté que les deux avant-premières du festival de Jazz de Saint-Louis se sont respectivement tenues, en 1991 à la chambre de commerce, et en 1992 au Tennis club.
On m’a également dit que Saint-Louis jazz est née dans la foulée, le Centre culturel français et le syndidat d’initiative et de tourisme ont unis leurs forces, de bonnes volontés se sont mobilisés, des hôteliers ont mis la main à la poche, et ensemble ils ont mis en chantier la première édition du festival international de jazz de Saint-Louis.
On m’a raconté la belle action du Président Président Abdou Diouf, qui avait mobilisé l’avion présidentiel pour le transport des musiciens, techniciens et matériels, qui devaient servir à la bonne organisation du festival international de Jazz de Saint-Louis.
Les éditions se suivent, le public devient plus nombreux, Saint-Louis devient un rendez-vous incontournable pour plusieurs férus de Jazz. Les moyens sont limités mais la passion des organisateurs et des festivaliers est intacte.
Papis Samba- Auteur








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