Alune Wade, un Sultan au Carreau du Temple

Et Alune apparut sur scène, très décontracté, souriant, sa basse « Bacchus » en bandoulière. Définissant le jazz comme une musique de partage liée à tous les continents, Alune Wade et son orchestre ont joué le 18 avril en tête d’affiche à la salle du Carreau du Temple (Paris 3ème) dans le cadre de la promotion de l’album « Sultan », qui paraîtra le 06 Mai en digital et le 20 Mai en format CD.

Alune Wade, un Sultan au Carreau du Temple, Information Afrique Kirinapost

 

Alune Wade décrit le projet « Sultan » comme l’aboutissement d’une expérience de 10 années avec des musiciens du Maghreb. Depuis son installation à Paris, le bassiste sénégalais a eu l’opportunité de faire des rencontres musicales très diversifiées. L’album est une continuité de son projet précédent, « African Fast Food », où il avait déjà annoncé la couleur de Sultan.

« Sultan », réalisé en une année,  a été enregistré dans 4 villes : Tunis, Paris, New-York et Dakar. « Le Sultan voyage et rencontre des gens. Il donne tant d’amour et en reçoit aussi », a renseigné Alune, dimanche dernier au cours d’une confèrence presse inédite via Zoom avec des journalistes connectés de Dakar, Tunis, New-York, Lagos, Paris et Bamako. Une rencontre au cours de laquelle, le Sultan depuis Paris est revenu sur la genèse de son nouveau bébé.

Généreux et affable, le talentueux bassiste qui descendait à peine de l’avion après un furtif aller- retour à New-York pour performer à la Journée du jazz, au siège des Nations-Unies, a tenu deux bonnes heures alors que l’exercice devait durer 45 minutes. Un Sultan est forcément un nomade et aime les aventures et escapades.

Alune Wade, un Sultan au Carreau du Temple, Information Afrique Kirinapost

Alune Wade au Carreau du Temple ©Djibril Issa DIOP

L’histoire de « Sultan  » s’ouvre sur celle d’une femme mythique : la Reine de Saba. Alune manifeste une sagacité certaine en parlant des figures africaines et déplore que l’histoire de l’Afrique ne soit racontée qu’à partir du 16ème siècle, enfouissant souvent le passé glorieux du continent. Outre « Saba’s journey » qui évoque donc le voyage de la Reine de Saba, on peut apprécier l’excellent « Portrait de Maure »…

« Sultan », ce sont aussi des rencontres avec de grands noms du Jazz, comme les batteurs Paco Sery et Leny White, et le chanteur Aziz Sahmaoui, entre autres. Il n’a cessé de le rappeler lors de sa rencontre digitale avec les journalistes. Il se nourrit des échanges.

« Mes échanges sont des écoles pour moi. J’absorbe et j’apprends. Ma culture sénégalaise est toujours en moi, mais j’ai ce besoin de découvrir ce qui se fait ailleurs » a expliqué celui qui a été fortement influencé par Joe Zawinul chantre de l’échange musical par excellence et dont il fut le bassiste.

Autre rencontre tout à fait étonnante, celle d’Alune  avec un artiste nommé Romain Baudoin, dont l’instrument de prédilection,  la vielle à roue, a titillé et nourri la curiosité du bassiste. Il affirme avoir aimé le côté médiéval de cet instrument qui nous fait voyager dans le temps. Et en bon « Sultan », il fera l’honneur d’inviter Romain sur scène à jouer un morceau.

Alune Wade et sa bande donnent rendez-vous aux parisiens pour le concert de présentation de l’album Sultan, le 16 Juin au New Morning, en plein cœur de Paris. Ça promet !

Alune Wade, un Sultan au Carreau du Temple, Information Afrique Kirinapost

Le « Sultan » étale son talent au Carreau du Temple ©Djibril Issa DIOP

.

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.