Les rapports d’audit de la Cour des Comptes étaient clairs. Il y a bel et bien une dette cachée au Sénégal. Le Bulletin Statistique de la Dette Publique 2019-2024, publié par le Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, le 14 juillet avec l’appui du cabinet international Forvis Mazars vient de confirmer, ce que les gens sérieux savaient déjà : une dette cachée de plus 7000 milliards.
Macky Sall et son administration ont endetté le Sénégal de façon odieuse. Les chiffres sont désormais officiels. Le bulletin statistique de a période 2019-2024 révèle un taux d’endettement réel du secteur public de 128,6 % du PIB.
«L’endettement est passé de 2741,4 milliards de FCFA fin 2012 (soit 40 % du PIB) à 25 585 milliards de FCFA fin 2024, (soit 128% du PIB)» note le Bulletin Statistique de la Dette Publique 2019-2024.
Le cabinet Forvis Mazars a confirmé le premier état des lieux qu’avait effectué l’Inspection Générale des Finances et la Cour des comptes.
La gestion de Macky Sall a été plus que calamiteuse. Lorsqu’il quittait le pouvoir, la dette était officiellement autour de 76%. Lorsque Pastef arrive au pouvoir le premier ministre Ousmane Sonko parla de 118%. Après les audits de la Cour des comptes et du cabinet Forvis Mazars, il est apparu que cette dette était plutôt à 128%.
Au delà de cette période 2019-2024, en 12 ans de pouvoir, Sall a réussi la prouesse de multiplier par 9 le stock de la dette. Une facture salée. Cette année 2026, le Sénégal paie 15 milliards/jour pour un service de la dette de 5 497 milliards.
Le Sénégal a payé en 2025 : 4462 milliards en il payera 2026 : 5497 milliards, en 2027 : 4415 milliards, en 2028 : 4974 milliards et en 2029 : 4245 milliards. Tout ceci annonce-t-il une restructuration de la dette sénégalaise ? Ce qui est sûr, l’horizon est sombre…
Alors que le pays est engagé dans la réflexion sur comment sortir df cette impasse, deux ans durant, une polémique stérile, sur la non existence d’une dette cachée a été entretenue par des partisans du régime Sall et des opposants sans envergure.
Dans un pays où les gens peinent à se soigner, où les familles ont du mal à se nourrir, où tous les enfants n’ont pas accès à l’école, apprendre qu’en plus de tout cela, l’ancienne administration a dilapidé les maigres ressources et endetté le pays de façon abyssale, est un coup de poignard reçu derrière le dos. C’est une haute trahison !








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