Ibrahima Khalil Touré • Lorsqu’on observe de près ceux qui vouent une hostilité viscérale à Ousmane Sonko, on constate qu’ils ne sont pas les plus nombreux, certes, mais ils sont souvent les plus bruyants et les plus agités.
Si l’hostilité viscérale à Ousmane Sonko dépasse le simple désaccord politique, c’est parce que, bien souvent, ils sont dans la défense d’intérêts personnels menacés. Qui sont-ils ?
■ Le fonctionnaire corrompu !
Il abuse des prérogatives que lui confèrent sa fonction ou sa position pour obtenir des avantages indus ou illicites dans le but de percevoir de l’argent mal acquis. Il profite des responsabilités que lui confie le contribuable pour abuser de son bien. Ousmane Sonko l’empêche de voler.
■ Le politicien largué !
Habitué aux petits arrangements et aux combines qui lui permettaient, même en cas de défaite électorale, d’accéder à des fonctions prestigieuses en se mettant au service du pouvoir au nom de « l’intérêt superieur de la nation». L’arrivée de Sonko au affaires l’empêche de poursuivre son petit manège.
■ L’homme d’affaires délinquant !
A la difference des vrais hommes d’affaires, il prospère dans l’opacité, entretient des relations de connivence avec les décideurs publics et recourt à la corruption systématique pour obtenir des marchés, des contrats ou des passe-droits. L’intransigeance de Sonko fait obstacle à ses intérêts.
■ La multinationale prédatrice !
Forte de sa puissance financière et de ses soutiens politiques, elle cherche à imposer des contrats et des concessions qui lui permettent de tirer profit des ressources de notre pays dans des conditions qui lui sont plus que favorables. Les politiciens, de quelque bord qu’ils se situent, se soumettent à son diktat. La volonté souverainiste de Sonko sur les ressources du pays l’indispose au plus haut point, elle n’apprécie pas outre mesure la renégociation que Sonko essaie de lui imposer.
■ Le fils de marabout transgresseur !
Il instrumentalise son influence (ou celle de son père) pour obtenir des privilèges auxquels il n’a pas plus droit que le citoyen sans famille. En contrepartie, il ferme les yeux sur les dérives et les abus des détenteurs du pouvoir. L’équité sociale défendue par Sonko est vécue comme une attaque personnelle.
■ L’opportuniste déchu, adepte du toog muuy dox !
Comme son nom l’indique, il gravite autour de tous les pouvoirs successifs. De Senghor à Diomaye, en passant par Diouf, Wade et Macky, il aura goûté à tous les délices du pouvoir. Il les défend sans conviction, dans l’espoir d’obtenir des postes ( discrets mais juteux), des privilèges ou des financements. Sonko les traite de « fumiers» , alors ils ne se font plus aucune illusion sur lui. On retrouve dans cette catégorie certains journalistes, patrons de presse, artistes, ou encore des personnes se réclamant de la société civile ou du mouvement citoyen.
Et la liste n’est pas terminee…








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