La 5 éme édition de Stéréo Festival Africa, lancée le mardi 5 Mai au Musée des Civilisations Noires et ouverte par un concert unique de l’inclassable Yoro Ndiaye, est montée en puissance Vendredi 8 courant, avec une affiche alléchante qui a tenu ses promesses.
Sur les deux superbes scénes installées en l’esplanade du MCN se sont relayés des groupes venus du Québec Geminicrib, de l’Afrique du Sud Esinam et Sibusile Xaba, Guneyi et Sahad du Sénégal.
Entre diversité et mémoire, une soirée époustoufflante.
Le Stéréo Africa Festival initié par l’artiste Sahad Sarr, se bonifie au fil des éditions et gagne en reconnaissance dans l’écosystéme dans le monde de la musique. L’appel à candidature pour les groupes à enregistrer un record de plus de 300 postulants, ce qui a donné une programmation éclectique, de gros calibres de la musique et de somptueuses affiches.
Vendredi 8 mai, Stéréo Africa Festival, s’est déroulé, alternativement sur deux scénes. Le public fortement métissé, était invité, à la fin de chaque prestation, à se retourner en direction de l’autre scène. Toute la soirée. Un mouvement agréable pour un public ernchanté, qui trouvait cela amusant. Et surtout pratique pour gagner du temps dans la soirée en enchainant les décibels.
Une installation XXL comprenant de stands de distribution des produits dérivés de Stéréo Africa Festiva et de l’artiste hôte, des disques vinyls exposés, des photos d’archives des musiciens Africains et de leaders politiques révolutionnaires etc…
Un environnement très vintage, qui nous replonge dans une mémoire collective et nous rappelle ces récits qui ont impacté et determiné notre époque.
On ne voyageait pas que de scène en scène, mais aussi et surtout d’une culture à une autre, d’un imaginaire partagé à un autre à découvrir, par la diversité de la palette des musiques proposées par des des artistes de réputation mondiale.
Cela va de la musique au relent de Funk & soul du groupe Geminicrab dont la chanteuse rappelle par moments les déhanchées de l’illuminée Macy Gray, au style Afro-roots électronique du duo Sud Africain et Belge Esinam et Sibulé Xaba qui ont montré que le Tama et le Sabar ont fini de faire le tour du monde et d’etre adopté par des peuples lointains.
Au dernier passage, à 00H15, Sahad et sa bande ont mis le feu à leur tour avec la derniére production du Sénégalais qui avait enflammé la scène de l’institut Francais, il y’a peu de mois.
L’artiste et son groupe sont apparus avec un dress code tout aussi vintage dans un mauve un peu Purple rain de l’immense pop star Américaine Prince.
Sahad Sarr propose une musique alternative inspirée de notre histoire, puisée dans nos imaginaires et propose un humanisme et une universalité dans l’altérité. Tout pour enflammer un public d’avertis.
Après cette soirée remplie, place samedi, ce soir donc, à l’immense tête d’affiche du Stéréo Africa Festival 2026: Méta and the Cornerstone. Même endroit, même heure, ne vous le faites pas raconter…








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