L’islamoloque Tariq Ramadan a été condamné par défaut à 18 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle départementale de Paris pour des viols présumés commis entre 2009 et 2016. Une chose est sûre: un homme a été conduit à l’abattoir !
En droit, un accusé doit pouvoir se défendre. C’est un minimum ! Tariq Ramadan n’était pas présent à son procès. Il est hospitalisé à Genève pour des complications liées à sa sclérose en plaques. Malgré cela, le procès s’est tenu par défaut, sans confrontation directe avec les plaignantes.
La défense a demandé une expertise médicale indépendante afin d’évaluer sa capacité réelle à comparaître. Cette demande a été refusée.
Les droits de la défense et l’équité procédurale n’ont pas été au rendez-vous. Et puis comment parler d’un procès équitable lorsqu’un accusé est jugé en son absence, sans pouvoir se défendre lui-même ?
Rien qui pouvait innoncenter Ramadan n’a été retenu. L’entente et la collusion entre plaignantes, la relation etablie entre elles et les journalistes qui ont porté cette affaire. Ce n’est pas monsieur Tariq Ramadan qui a été jugé, c’est l’islamoloque et l’intellectuel musulman que l’on devait abattre !
En Suisse, il a été condamné définitivement en 2025 à trois ans de prison (dont un ferme) pour un viol remontant à 2008. En France, pour trois affaires distinctes, la peine prononcée atteint 18 ans de réclusion criminelle, soit six fois plus. Un tel écart soulève inévitablement des questions sur l’appréciation judiciaire.
Abattre Ramadan était un défi. Le professeur d’Islamologie, brillant orateur, redoudable débatteur et écrivain prolifique est un homme craint. Sa démarche incitant les communautés issues de l’immigration en Europe à aller vers plus de citoyenneté dans leurs pays respectifs, était mal vue par les partisans du statu quo.
Cité parmi les plus importants intellectuels de notre temps, l’intellectuel suisse était écoutait et rassemblait de plus en plus de monde lors de ses innombrables conférences à travers les cinq continents.








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