Symposium Samir Amin…Ils ont dit…

L’œuvre de l’éminent penseur d’origine égyptienne Samir Amin a été au cœur d’un symposium international multidisciplinaire, du 10 au 12 février, à la salle de conférence de l’UCAD 2. Sur le thème : « La gestion de la crise multidimensionnelle du système mondial : les réponses des pays du sud, des intellectuels venus du monde entier, ont revisité la pensée du brillant économiste du Sud, mort le 12 août 2018 à Paris. Autour du Forum du Tiers Monde, créé en 1975 par Samir Amin lui-même afin d’approfondir le débat sur les différentes alternatives possibles en matière de développement considéré dans toutes ses dimensions économiques, sociales, politiques et culturelles, les participants ont eu à s’exprimer sur des questions brulantes qui touchent le Sud et son avenir…

« Samir Amin invitait les africains à être acteurs et non victimes. Acteurs et Forces de proposition pour impulser les changements nécessaires. » Mahmoud Abachi Famille de Samir Amin

« Depuis le début du symposium, nous mettons beaucoup l’accent sur la perspective mondiale des travaux de Samir Amin. N’oublions pas que Samir Amin est d’abord africain. » un intervenant dans le public

« Pour  moi, comme pour le mouvement décolonial dont je fais partie et comme pour Samir Amin auquel nous rendons hommage, notre seul Nord, c’est le Sud. Samir Amin était un savant combattant, un combattant du savoir autant qu’un savant au service du combat. » Azzedine Badis Fondation Frantz Fanon

« Rendre hommage ce n’est ni faire l’adoration pour Samir Amin ni chercher à le panthéoniser. Samir est quelqu’un dont nous nous engageons à porter la pensée, à la critiquer, à la prolonger éventuellement et à la divulguer de façon plus large au sein de la jeunesse africaine et du monde. » Cherif Salif Sy Economiste et enseignant-chercheur

« La gouvernance mondiale est assurée par un quarteron de puissances alors que l’écrasante majorité des États, particulièrement les États qui représentent les 90 % de la pathologie mondiale mais en même temps 90 % de la conflictualité mondiale,  sont  complètement  absents  des centres de décisions. C’est dire que la mondialisation telle qu’elle se présente est à la fois une  tourmente  et  pose  beaucoup  d’inquiétudes. » Professeur Moustapha Kassé Doyen Honoraire de la FASEG

« Il y’a une volonté de changement en Afrique. Cette volonté intègre désormais la dimension de la durabilité dans le processus de développement et cela conforte le Professeur Samir Amin dans la pensée. C’est une étape cruciale vers l’intégration des économies africaines. Elle est également une étape importante vers la stimulation du commerce intra-africain vers la réalisation d’un développement endogène durable. » Amadou Hott  Ministre de l’Economie du Sénégal

« Il me semble que dans la déclaration finale de cette rencontre, il serait extrêmement important de montrer qu’au regard de tous les apports sur les analyses économiques faites par Samir Amin, que nous ne sommes pas dupes lorsque des sommets s’organisent en France, aux États-Unis. » Mireille Fanon présidente de la Fondation Frantz Fanon internationale.

« L’Afrique ne doit pas encore être la victime du 21eme siècle. Samir Amin était convaincu que le panafricanisme n’était pas une question de grands mots mais un schéma global et sincère dans une autre mondialisation…Et les jeunes doivent avoir accès à ces connaissances. C’est notre travail. Atteindre les masses et repolitiser les jeunes…l’autosuffisance alimentaire, l’éducation, les universités, l’insécurité ambiante, l’usage du terrorisme international qui déstabilise et permet le pillage de nos ressources, les débats sur le FCFA, sur la Banque Centrale, voici les véritables chantiers sur lesquels nous devons être. » Aziz Salomon Fall Coordonnateur de la campagne internationale Justice pour Thomas Sankara (Cijs), membre influent du Groupe de Recherche et d’Initiatives pour la libération de l’Afrique (Grila)

« Il n’y a pas d’indépendance économique  sans indépendance politique. Comme nous n’avons aucune des deux, Samir Amin nous propose la déconnection. Il ne s’agit pas d’un repli autarcique, mais une inversion stratégique dans la vision des rapports internes externes en réponse aux exigences incontournables d’un développement autocentré. »  Professeur Fidèle Pierre Nze Nguema Recteur Honoraire de l’Université Omar Bongo de Libreville

« L’espoir est là je l’ai vu au cours de ce symposium. Évitons l’entre soi. L’entre soi ce n’est pas bon. Une utopie non partagée est nulle. Mais une utopie que partagent des millions et des millions de gens devient réalité. Il faut rassembler nos gouttes d’eau. La mienne, la vôtre et j’en suis sûre, elle va fertiliser notre terre. Apportons tous nos gouttes d’eau et avec on fera quelque chose. » Aicha Maherzi Professeur Émérite Département des Sciences de l’Éducation et de la Formation Université Toulouse

 

 

 

 

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