SINE-SALOUM, LA REGION FORÊT-OCÉAN

Le Sine Saloum est une région naturelle se trouvant au centre du pays. Il a au Nord la Gambie et au sud  la Petite-Côte. Le Sine Saloum abrite les royaumes sérères du Sine (capitales Diakhao, Mbissel) et du Saloum (capitale Kahone). Sa superficie est de 180. 000 hectares.Territoire à dominante rurale avec un taux d’urbanisation assez faible, il emprunte son nom au fleuve Saloum et de son principal affluent, le Sine qui constitue plus de 70 % du bassin arachidier première région agricole du Sénégal.L’autre activité économique importante est la pêche artisanale et la collecte des mollusques.

 

Faisant référence aux régions de Fatick et Kaolack, le Sine-Saloum, qui jadis, correspondait aux royaumes sérères du Sine et du Saloum cités plus-hauts, est doté d’un riche patrimoine culturel et naturel.. On y observe une grande diversité paysagère. Le delta du Sine Saloum (parc national) est l’un des plus beaux sites du Sénégal. C’est une zone constituée de mangroves, de lagunes, de forêts et de cordons sableux. À propos des mangroves et de paysages à couper le souffle, les villages de Toubacouta et de Missirah, non loin de Sokone sont absolument à visiter. D’ailleurs, le Comité du patrimoine mondial a inscrit le Delta du Saloum et ses vestiges de plus de deux millénaires d’occupation humaine sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Majoritairement musulmans, les habitants de Sine-Saloum composés essentiellement de sérères, vivent de pêche, d’élevage, d’agriculture et de tourisme. Mais l’agriculture extensive demeure l’activité dominante car pratiquée par près de 90% de la population. Et, malgré les crises conjoncturelles et structurelles liées aux cultures spéculatives (arachide surtout et coton), présentes depuis les années 80, les cultures vivrières (mil, riz, maïs, sorgho) restent prédominantes.

Dans le Sine-Saloum, l’activité touristique a pris son essor dans les années 2000. La région est très prisée et occuperait la 4ème place au niveau national. Elle bénéficie d’un environnement favorable avec des conditions climatiques très attractives surtout dans la zone côtière avec de nombreuses plages, un très vaste réseau d’ilots et d’iles, des cours d’eau ouverts à la balade en pirogue ou à pied, une faune et une flore particulières, des vestiges historiques, un héritage culturel et un syncrétisme religieux encore bien vivant. Sur la pointe de Sangomar, entre fleuve et océan, se situe les villages de Palmarin et de Djiffer. En face, accessibles par pirogue, les îles de Niodior et de Dionewar. Au nord du delta, la petite ville de Ndangane, sur un bras du fleuve Saloum, donne accès à l’île de Mar Lodj où des campements présentant une architecture de style local sont proposés aux visiteurs.

Dans les mangroves du Saloum

Frédérick Vezia qui habite sur l’île de Mboss Dor nous a fait découvrir son environnement quotidien grâce à des photos prises à bord de son ULM. Voici ce qu’il dit de la région:

« Le Sine-Saloum est un lieu hybride, ni terre ni mer, un continent improbable où la végétation et l’eau sont en osmose, comme affranchies du poids inutile de la roche, de l’humus et du sable. Rien n’est achevé dans ce delta et surtout pas la nature. Tout évoque l’aube des temps, le surgissement de la vie, le chaos d’une création si parfaite qu’elle ne pourra durer longtemps dans cet état, subtile, indéterminée, fragilement passive. »

Seulement, force est de souligner que malgré la richesse de la région, les initiatives prises sur le terrain touristique, permettent de rappeler qu’il reste un fort potentiel du patrimoine culturel de la région, à exploiter à ce jour !

 

© Sahel-Découvertes

 

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