Le réveil !

Depuis quelques jours le Sénégal, mon pays, est dans une spirale de violence sans précédent. Plus les jours avançaient et plus le pays frôlait l’implosion. Les violences entre forces de l’ordre et manifestants nous font compter des victimes, jour après jour. Au même moment la Covid 19 sans pitié, fait verser des larmes.

Manifestant sur le théâtre des affrontements ©Leo Correa/AP

La psychose émanant de cette tension a naturellement donné ce besoin de voir le chef de l’Etat prendre la parole, comme le ferait tout leader pour nous rappeler sans présence. Pendant des jours, on scrutait une lueur, tel un fidèle qui attend l’apparition de la lune.

Dans les réseaux sociaux et sur les plateaux de télévision, chacun y est allé pour demander au président de parler. De quoi avait-il peur ? Nous voulions qu’une chose  : le voir assumer son rôle. C’est lui qui a demandé à diriger ce pays.

À lui d’assurer son rôle !

Cher président, je trouve que tu as abandonné ton peuple.Ton mutisme a mis ce pays sans dessus dessous.

Ton mépris a fait verser des larmes. Ce peuple a juste voulu te voir lui dire « Mon peuple, je ne suis ni sourd, ni aveugle….je vous ai entendu. »

Tu l’aurais fait et il te prendrait aux mots. As-tu compris le cri d’alarme ?As-tu vu la direction du vent ? Paraît-il que tu prends la parole aujourd’hui. Que nous diras-tu ? N’as-tu pas attendu la suite des événements pour parler?

À l’état des choses, il faudra poser des actes forts pour te faire entendre. Nombreux sont déçus par ce comportement de défaillants. Ils t’en veulent et en veulent à tout porteur de voix, aphone en de pareilles circonstances.

Alors parle à ta jeunesse, parle à ton peuple….dans un discours rassembleur. Motive cette jeunesse, galvanise-la.

C’est un devoir !

La tournure des événements fait que, celui que tu snobais a maintenant une popularité légitime et sans commune mesure. La rue a parlé et Sonko en a bénéficié.

Il faut savoir que ce n’est plus une affaire de Sonko, c’est maintenant une affaire du peuple , une affaire de cette jeunesse devenue consciente de sa mission, de son poids et de sa valeur.

Il te faudra dorénavant les écouter parce qu’en fait, à voir cette jeunesse agir, plus rien ne sera comme avant au Sénégal !

Sénégal, mon pays que j’aime tant !

©Leo Correa/AP

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