Carter: « Le plan Trump pour le Proche-Orient viole le droit international »

Jimmy Carter l’ancien président américain a critiqué le nouveau plan proposé par Donald Trump pour régler le conflit israélo-arabe.

Le plan de paix du Président Donald Trump pour le Proche-orient, viole le droit international a estimé jeudi dernier l’ancien Chef d’Etat Jimmy Carter.

« Le nouveau plan américain viole la solution à deux États sur la base des frontières de 1967, inscrite dans un grand nombre de résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Il sape les perspectives de parvenir à une juste paix entre Israéliens et Palestiniens. S’il est mis en œuvre, ce plan va ruiner la seule solution viable à ce conflit au long cours, la solution à deux États » a déclaré l’ancien président démocrate âgé aujourd’hui de 95 ans.

Pour Jimmy Carter, artisan du premier accord israélo-arabe en 1978, la proposition de Donald Trump viole également le droit international au sujet du « droit à l’autodétermination », de « l’acquisition » de territoires par la force, de « l’annexion de territoires occupés ».

Cette sortie musclée de Carter intervient deux jours après la présentation du plan de paix de Trump. L’actuel locataire de la maison blanche a proposé la création, soumise à des conditions draconiennes, d’un État palestinien amputé de la vallée du Jourdain et des colonies israéliennes qui seraient annexées par Israël, et avec une capitale reléguée dans les faubourgs de Jérusalem-Est. Israël par la voix de son premier Ministre Benyamin Netanyahou a largement soutenu l’initiative américaine qualifiant  même la journée d’historique.

« Aujourd’hui, vous (Trump) êtes devenu le premier dirigeant mondial à reconnaître la souveraineté d’Israël sur les zones de Judée et de Samarie qui sont vitales pour notre sécurité et se trouvent au cœur de notre patrimoine » a indiqué le dirigeant israélien.

Les palestiniens vont poursuivre la lutte

De leurs côtés, les dirigeants palestiniens ont rejeté le plan de Donald Trump. Pour Mahmoud Abbas président de l’autorité palestinienne, l’initiative américaine rendait caducs tous les accords signés. « Nous n’aurons plus de relations avec vous y compris au niveau sécuritaire » a-t-il déclaré en s’adressant, samedi 1er février au Caire aux États-Unis et Israël lors de la Conférence ministérielle extraordinaire de la Ligue arabe, pour répondre au « deal du siècle » proposé par le président américain. Mahmoud Abbas qui a convoqué la dite réunion a souligné que les palestiniens allaient poursuivre leur combat invitant les ministres arabes, présents à la rencontre, de  soutenir le peuple palestinien

« Les Palestiniens ont le droit de poursuivre leur lutte légitime par des moyens pacifiques pour mettre fin à l’occupation . Je ne vous demande pas de vous opposer aux Américains, mais de soutenir le peuple palestinien.  » plaida t-il.

Le mouvement islamique Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a rejeté aussi le plan de paix de Donald Trump, déclarant que Jérusalem devrait rester la capitale du futur Etat palestinien.

« Cet Accord du siècle est une absurdité sans valeur. C’est un accord hostile. Les Palestiniens déploieront tous les efforts possibles, et utiliseront tous les moyens possibles pour s’y opposer jusqu’à ce qu’il échoue », a déclaré Khalil Al-Hayya, haut responsable du Hamas, dans une déclaration sur la chaîne de télévision Al-Jazeera, basée à Doha.

 

 

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