Rappel à Dieu de Raphaël Ndiaye, Directeur de la Fondation Senghor

Raphaël Ndiaye, Directeur de la Fondation Senghor est décédé. C’est une perte énorme pour la communauté chrétienne et pour toute la nation sénégalaise. Poète, enseignant, homme de radio, auteur-compositeur et interprète d’œuvres musicales, Raphaël Ndiaye va laisser un grand vide.

 A. Raphael Ndiaye est diplômé en philosophie (Paris I Panthéon Sorbonne 1971), bibliothéconomie (Ecole nationale supérieure des Bibliothécaires, ENSB, Paris 1972) et ethnolinguistique (Paris III Sorbonne Nouvelle, 1981). Il avait également suivi un stage de formation en édition à Paris (1986).

Il a été directeur des Archives culturelles du Sénégal (archives audiovisuelles sur les traditions orales de tous les groupes ethniques du pays 1975 – 1981), directeur des bibliothèques publiques de son pays (1977 – 1987), et président de diverses associations de bibliothécaires (1975 – 1987)

Homme de radio, il a créé et animé deux émissions sur les ondes de Radio Sénégal International (RSI):

1. « La tradition orale d’hier à demain », une demi-heure hebdomadaire, de décembre 1976 à décembre 1980,

2.  « Espace livre », une émission hebdomadaire pour la promotion du livre et de la lecture, 45 mn puis 30 mn, d’octobre 1987 à mars 2016).

Il a été enseignant à l’école des bibliothécaires archivistes et documentalistes de Dakar (de 1975 à 1987) et a coordonné le secteur de la communication à Enda Tiers Monde (de 1987 à 2010) avant de suivre l’atelier de formation de formateurs sur la Convention de 2003.

Depuis 2013, ce sérère bon teint né à Fadiouth était le Directeur général de la Fondation Léopold Sédar Senghor à Dakar. Il a participé à plusieurs projets de recherche en Afrique de l’Ouest et publié plusieurs ouvrages à caractère culturel (dont les deux derniers en 2020 aux Editions Harmattan : « Lutteur de légende », un long poème de 588 vers, – avec un prologue, 37 strophes et un épilogue – retrace la trajectoire du lutteur sérère, en nous situant au coeur de cette tradition multiséculaire. Il évoque le processus éducatif inscrit au centre d’une pratique culturelle qui remonte avec certitude aux origines de la dynastie gelwaar. Et « La Parole chez les Seereer-Anthropologie et langage » 334 pages), un livre qui permet de suivre la vie des Seereer dans quatre secteurs principaux : le travail de la terre, la pêche et tout ce qui est lié à la mer, l’élevage, et les rapports interindividuels dans la vie en société.

Paix à son âme

(source : UNESCO)

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Auteur et Critique d'Art, Umar Sall est une figure connue du milieu culturel dakarois. Il s'intéresse à la richesse des langues traditionnelles. D'origine Pular, qu'il parle couramment, il a aussi une maitrise bluffante du walaf (À l'ecrit comme à l'orale). Umar Sall a une parfaite connaissance du fait culturel. Dés lors, ses analyses et ses reflexions sont pour le moins attendues. Retrouvez- les sur Kirinapost. À lire : Les Coquillages de la mort" Editions Broché – 2014

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