Alhadi Aboubakar Moustapha • L’ONU est morte — Nétanyahou à New-York, Avbas en vidéo : Le tombeau grotesque des Nations-Unies Chronique d’une agonie annoncée.
New York — 23 septembre 2026….
Il y a des images qui disent tout. Des images qui résument une époque. Des images qui enterrent une institution.
Mercredi prochain, Benyamin Netanyahou atterrira à New York. Il viendra à l’Assemblée générale des Nations Unies. Il prononcera un discours. Il serrera des mains. Il sourira. Il posera pour les photographes.
Pour la troisième fois depuis qu’il a lancé son holocauste à Gaza.Trois fois. Trois voyages. Trois discours. Trois impunités.
Pas de mandat d’arrêt exécuté. Pas de menottes. Pas de tribunal. Pas de justice. Juste un homme. Un criminel. Un fugitif. Qui traverse la planète comme si de rien n’était.
Pendant ce temps, à Ramallah
Pendant ce temps, Mahmoud Abbas attend. Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne. Le contremaître de la colonisation israélienne. L’homme qui gère les restes de la Palestine sous occupation.
Mahmoud Abbas n’a pas l’autorisation des États-Unis pour venir à l’ONU. Il ne pourra pas fouler le sol américain. Il ne pourra pas entrer dans le bâtiment où se réunissent les nations. Il ne pourra pas prononcer son discours devant l’Assemblée. Il devra se contenter d’une vidéo.
Une vidéo. Pour le président de la Palestine. Pour le représentant d’un peuple colonisé. Pour l’homme qui parle au nom de millions de Palestiniens. Une vidéo, pendant que le criminel de guerre traverse l’Atlantique en jet privé.
Le contraste
Il faut mesurer le contraste. Il faut le voir. Il faut le dénoncer.
D’un côté, un homme accusé de génocide. Un homme qui a fait tuer plus de 250 000 Palestiniens. Un homme qui a détruit 92 % des maisons de Gaza. Un homme qui a bombardé 34 hôpitaux sur 36. Cet homme a le droit de venir à l’ONU. Il a le droit de parler. Il a le droit de voyager. Il a le droit de sourire devant les caméras.
De l’autre côté, un homme qui représente un peuple colonisé. Un homme qui n’a pas commis de crimes. Un homme qui n’a pas de sang sur les mains. Cet homme n’a pas le droit de venir à l’ONU. Il n’a pas le droit de parler. Il n’a pas le droit de voyager. Il n’a pas le droit de se présenter devant les nations.
Il doit se contenter d’une vidéo.Voilà la justice internationale. Voilà l’équité des nations. Voilà la morale du monde.
Le diktat de Washington
Car c’est bien Washington qui décide. Les États-Unis dictent qui peut entrer à l’ONU. Les États-Unis dictent qui peut parler à l’ONU. Les États-Unis dictent qui peut voyager. Les États-Unis dictent qui peut être entendu.L’ONU est à New York. Et New York est en Amérique. Et l’Amérique fait ce qu’elle veut.
Les États-Unis refusent des visas aux Palestiniens. Les États-Unis refusent des visas aux Iraniens. Les États-Unis refusent des visas à tous ceux qui déplaisent.
Mais les criminels de guerre sont les bienvenus. Les génocidaires sont les bienvenus. Les alliés de l’empire sont les bienvenus.
Le message est clair : l’ONU n’est pas une institution internationale. C’est une annexe du Département d’État américain.
L’ONU est morte
Il faut le dire. Il faut l’écrire. Il faut le crier.
L’ONU est morte.
Elle est morte le jour où elle a permis à un génocidaire de venir parler de paix. Elle est morte le jour où elle a refusé la parole à un peuple colonisé. Elle est morte le jour où elle a fermé les yeux sur les crimes de ses membres les plus puissants.Elle est morte le jour où elle a cessé d’être le lieu où les nations se rencontrent pour être le lieu où l’empire dicte sa loi.
L’ONU est morte. Et personne ne l’a pleurée. Parce que tout le monde le savait. Tout le monde savait que l’ONU n’était qu’une façade. Tout le monde savait que l’ONU n’était qu’un théâtre. Tout le monde savait que l’ONU n’était qu’un instrument entre les mains des puissants. Mais tant que la façade tenait, on pouvait faire semblant. Tant que le théâtre fonctionnait, on pouvait jouer la comédie. Tant que l’instrument servait, on pouvait l’utiliser.
Maintenant, la façade s’effondre. Le théâtre brûle. L’instrument se brise.Et il ne reste que le cadavre. Le cadavre d’une institution qui n’a jamais servi qu’à légitimer les crimes des puissants. Le tombeau de l’ONU a un nom. Un nom qui dit tout. Un nom qui résume l’agonie.
New York
New York, le trou noir de l’empire. C’est là que l’ONU est née. C’est là que l’ONU a vécu. C’est là que l’ONU est morte. New York, la ville où les criminels sont accueillis et où les victimes sont refusées. New York, la ville où Netanyahou marche librement et où Abbas est interdit de séjour. New York, la ville où l’ONU est enterrée. Le tombeau de l’ONU, c’est New York. Et le cercueil de l’ONU, c’est l’Assemblée générale. Et la pierre tombale de l’ONU, c’est le discours de Netanyahou.
La question
Alors, posons la question. La question qui dérange. La question qui oblige à regarder la vérité en face. L’ONU a-t-elle encore une utilité ? A-t-elle encore un sens ?A-t-elle encore une raison d’exister ? A-t-elle encore une légitimité ? Non
L’ONU a survécu à son utilité. Elle a survécu à sa raison d’être. Elle a survécu à sa légitimité. Elle n’est plus qu’une coquille vide. Un théâtre sans pièce. Un cadre sans contenu. Un cadavre sans âme. L’ONU est un zombie. Un mort qui marche. Une institution qui ne sert plus à rien, mais qui continue d’exister parce que personne n’ose la débrancher.
Le monde après l’ONU
Il faut penser à l’après. Il faut penser à ce qui vient. Il faut penser à ce que nous allons construire à la place de ce cadavre.
Le monde a besoin d’une institution. Le monde a besoin d’un lieu où les nations se rencontrent. Le monde a besoin d’un espace où les peuples sont entendus. Le monde a besoin d’une justice qui n’est pas dictée par l’empire. Mais l’ONU ne peut pas être cette institution. L’ONU est trop compromise. L’ONU est trop corrompue. L’ONU est trop morte.
Il faut construire autre chose. Une institution qui ne siège pas à New York. Une institution qui n’est pas soumise aux visas américains. Une institution qui n’est pas dominée par les puissants.
Une institution qui siège dans le Sud global. Une institution qui donne la parole à tous. Une institution qui juge les criminels, qu’ils soient puissants ou faibles.Une institution qui applique le droit, pas la loi du plus fort.Ce monde est possible. Ce monde est nécessaire. Ce monde est inévitable. Parce que l’ONU est morte. Et quelque chose doit naître de ses cendres.
Le tombeau et l’espoir
Netanyahou viendra à New York. Il parlera. Il sourira. Il repartira.Abbas restera à Ramallah. Il parlera par vidéo. Il ne sera pas entendu.
L’ONU continuera d’exister. Elle continuera de se réunir. Elle continuera de voter. Elle continuera de ne rien faire. Et le monde continuera de mourir. À Gaza. Au Yémen. En Iran. Partout où l’empire impose sa loi.Mais un jour, le tombeau s’ouvrira. Un jour, le cadavre sera enterré. Un jour, une nouvelle institution naîtra.
Ce jour-là, les criminels seront jugés.Ce jour-là, les victimes seront entendues.Ce jour-là, la justice triomphera.Ce jour-là, l’ONU ne sera plus qu’un souvenir. Un souvenir honteux. Un souvenir d’une époque où le monde était dominé par l’empire. Et ce jour-là, les peuples se souviendront.
Ils se souviendront que l’ONU est morte à New York. Ils se souviendront que le tombeau de l’ONU a été scellé par le discours d’un génocidaire. Ils se souviendront que le monde a continué de tourner malgré tout.
Ils se souviendront. L’ONU est morte à New York.Netanyahou vient parler.Abbas est interdit de séjour. Et le monde, une fois de plus, regarde le tombeau se refermer. Mais l’espoir, lui, ne meurt jamais.








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