Habib Faye in memoriam

Meissa Niang • En ce jour 25 Avril, date anniversaire du décès de Habib Faye musicien hors-pair, le Sénégal se souvient de son bassiste et de son génie. 

L’ émotion qui m’étreint, rien qu’à l’idée d’écrire ces quelques lignes en guise de célébration du quatrième anniversaire de la disparition de l’inénarrable Maestro de la musique qu’était Feu Habib Faye.

Le « Commandant des Bassistes », comme j’aimais t’appeler affectueusement en plagiant au passage ton ancien compère du Super Étoile et non moins Grand à moi, Mbaye Dieye Faye, mérite donc  que je m’extirpe un moment des contraintes de la vie quotidienne, pour rédiger ce texte en guise d’épitaphe, en ta mémoire.

Que dire de plus à propos de Feu Habib, sinon que de se remémorer un tant soit peu, une tranche de vie de ce virtuose de la musique. En ouvrant la boîte à souvenirs, mon regard s’est attardé un instant sur une  photo tirée de notre long compagnonnage, et que je me suis permis de publier dans le cadre de mon présent post.

Ne dit-on pas « qu’une photographie est un fragment de temps qui ne reviendra pas ». Triste consolation hélas ! Nous n’aurons plus l’occasion de te voir tenir fièrement cette guitare basse avec laquelle tu nous a fait tant rêver et emporter parfois au sommet  du plaisir musical. Ah si cette basse pouvait seulement  parler ! « If this bass could only talk », pour reprendre le titre éponyme d’un album des années 90 de « l’ancêtre de la basse électrique » Stanley Clarke.

Je te revois, le visage rayonnant entrain de me présenter ce bijou de 14 Millions de Francs, offert à l’époque par ton viel ami, le célèbre acteur de cinéma Steven Seagal. C’était une basse de chez TOBIAS, Version « Hand Made », avec un son à la fois digital et analogique. Le manche a été découpé sur mesure en fonction de la largeur de ta main gauche. Le fil avait des jacks en or, car ce metal précieux était le meilleur des conducteurs en matière de transmission de son.

Je me souviendrai toujours de tes explications, alors que nous étions dans ton home studio, en présence de ton fidèle « Sherpa » Aziz Fall, à propos du bulletin de santé de cette basse que le fabricant t’envoyait à distance, dès que la guitare était connectée sur le Net. Bref, professionnel, tu l’auras été jusqu’à ton dernier souffle.

Il ne me reste qu’à prier encore une fois pour le repos de ton âme, en demandant à Allah Soubhanahou Wa Taallah, de faire descendre sa miséricorde sur toi, en ce mois béni de Ramadan, et que le Paradis Firdaws soit ta demeure ultime, Amine !

Adieu Maestro !

Ps: Fatiha-11 Likhkass – 7 Ina Anzalnahou

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