Le Salon du livre féminin dans les startings-blocks

Le Salon du livre féminin se tiendra les 5, 6 et 7 mai prochains à Dakar. L’événement va célébrer la contribution des femmes à la littérature.  

 

Quoi de plus normal qu’un Salon du livre féminin au pays de entre autres, Mariama Ba, Aminata Maïga Ka, Aminata Sow Fall (longue vie à elle) ou encore Fatou Niang Siga qui vient de nous quitter il y a quelques jours à peine? Le salon vient à son heure ! Dans les jardins de l’hôtel de ville de Dakar, les écrivaines seront à l’honneur au mois de mai. À travers leurs livres, des auteures viendront exprimer leur préoccupations, leurs visions des femmes africaines, sénégalaises en particulier. L’occasion sera saisie pour aborder les questions liées à l’édition et à la distribution. Plus de deux cents auteures reconnues ou anonymes sont concernées renseignent les organisatrices.

À l’initiative de ce salon, Amina Seck auteure et réalisatrice. Selon, elle, le Salon du livre féminin de Dakar est une tribune où la littérature se déclinera sous toutes ses formes (roman – poésie – slam – conte – etc).

« Le salon est un moyen de promouvoir le livre et la lecture au prés de toutes les générations les enfants en particulier. Au-delà de la littérature un cadre de rencontres, de discussions et d’échanges entre différentes disciplines de l’art et de la culture. (cinéma, peinture, musique, danse. Etc) » informe la responsable et auteure du roman « Mauvaise pente » (Editions diaspora académie.)

Cette première édition du Salon du livre féminin de Dakar a l’honneur d’avoir comme marraine: Mme Marietou Mbaye ( Ken Bugul ) et il fera focus sur les œuvres de Aminata Sophie Dieye ( Ndeye Takhawalu) et de Khady Sylla.

 

Le Salon du livre féminin dans les startings-blocks, Information Afrique Kirinapost

 

Pour célébrer l’initiative, relisons Camara Laye. Camara Laye fait partie des grands auteurs africains. Né en Guinée, il fait ses études dans une écoles française avant d’obtenir un certificat d’aptitude professionnelle de mécanicien à Conakry. Il part ensuite pour la France dans l’espoir d’y devenir ingénieur. Sans succès, il se concentrera surtout sur l’écriture avec la publication de son premier roman « L’enfant noir ».

Dans les années de mouvement d’indépendance de son pays natal, Camara Laye retourne à Conakry et y occupe des fonctions importantes au ministère de l’information. Il s’exile ensuite au Sénégal suite au régime dictatorial Ahmed Sékou Touré, régime dont il parlera dans son dernier roman « Dramouss »en 1966. A Dakar, il travaillera comme chercheur à l’Institut fondamental d’Afrique noire. Il écrit également des contes recueillis dans « Maitre de la parole ». Il meurt à Dakar en 1980.

 

Oh toi Maman

Femme noire, femme africaine

Femme noire, femme africaine,

Ô toi ma mère je pense à toi…

O Dâman, ô ma mère, toi qui me portas sur le dos,

Toi qui m’allaitas,

Toi qui gouvernas mes premiers pas,

Toi qui la première m’ouvris les yeux aux prodiges de la terre,

Je pense à toi…

Femme des champs, femmes des rivières,

Femme du grand fleuve,

Ô toi, ma mère, je pense à toi…

O toi Dâman, ô ma mère,

Toi qui essuyais mes larmes,

Toi qui me réjouissais le cœur, toi qui, patiemment, supportais mes caprices,

Comme j’aimerais encore être près de toi,

Être enfant près de toi !

Femme simple, femme de la résignation,

Ô toi ma mère, je pense à toi…

O Dâman,

Dâman de la grande famille des forgerons,

ma pensée toujours se tourne vers toi,

La tienne à chaque pas m’accompagne,

Ô Dâman, ma mère,

Comme j’aimerais encore être dans ta chaleur,

Être enfant près de toi…

Femme noire, femme africaine,

Ô toi ma mère, merci ;

Merci pour tout ce que tu fis pour moi, ton fils,

Si loin, si près de toi !

Honneur à toutes  les mamans  chéries.  Que Dieu vous donne longue  vie

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