Evo Morales interviewé : Coup d’État en Bolivie, Industrialisation, rôle des États-Unis

Le président de la Bolivie de 2006 à 2019 invite Declassified dans sa maison au cœur de la forêt amazonienne pour une interview exclusive – sur le rôle du Royaume-Uni dans le coup d’État qui l’a renversé, sur la façon dont il a inversé 500 ans d’histoire et industrialisé la Bolivie, et sur les efforts des États-Unis et de leur allié britannique pour le faire tomber. Source: Les Crises.fr

  • LE COUP D’ÉTAT : « Le Royaume-Uni y a participé – tout ça pour du lithium. »
  • LES BRITANNIQUES : « La supériorité est si importante pour eux, la capacité à dominer. »
  • LES ÉTATS-UNIS : « Toute relation avec eux est toujours soumise à des conditions. »
  • NOUVEAU MODÈLE : « Nous ne nous soumettons plus aux sociétés transnationales. »
  • JULIAN ASSANGE : « La détention de notre ami est une intimidation. »
  • OTAN : « Nous avons besoin d’une campagne mondiale pour l’éliminer. »
  • BOLIVIE : « Nous mettons l’anti-impérialisme en pratique. »

Lorsque Evo Morales, le premier président indigène de Bolivie, a été renversé par un coup d’État soutenu par les Britanniques en novembre 2019, beaucoup ont cru que sa vie était en danger. L’histoire de l’Amérique latine est jonchée de leaders de la libération fauchés par des puissances impériales vengeresses.

Le légendaire leader de la résistance Túpac Katari, comme Morales, issu du groupe autochtone aymara, a vu ses membres attachés à quatre chevaux par les Espagnols avant qu’ils ne s’enfuient et qu’il soit déchiqueté en 1781.

Quelque 238 ans plus tard, la « présidente intérimaire » autoproclamée de Bolivie, Jeanine Áñez, est apparue au Congrès quelques jours après le coup d’État contre Morales, brandissant une énorme Bible reliée en cuir. « La Bible est revenue au palais du gouvernement », a-t-elle annoncé.

Son nouveau régime a immédiatement fait adopter le décret 4078 qui accordait l’immunité aux militaires pour toute action entreprise dans le cadre de la « défense de la société et du maintien de l’ordre public ». C’était un feu vert. Le jour suivant, 10 manifestants non armés ont été massacrés par les forces de sécurité.

Lorsque le coup d’État semblait inévitable, Morales est entré dans la clandestinité.

Sa destination, avec son vice-président Álvaro García Linera, était El Trópico de Cochabamba, une région tropicale au cœur de la forêt amazonienne, dans le centre de la Bolivie, et le cœur de son parti, le Movimiento al Socialismo (MAS), et sa base indigène. La Suite ICI: les-crises.fr/evo-morales-interviewe

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