Combat pour la souveraineté et la libération : le duo Assimi-Choguel écrit une nouvelle page glorieuse de l’histoire du Mali

Ancienne colonie française, les autorités françaises pensaient toujours que le Mali, après son ascension à l’indépendance de 1960, demeure leur propriété. Pour arracher le Mali du joug du colonisateur, le président de la Transition Assimi Goïta et le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga ont mené une lutte sans merci contre les agissements impérialistes de la France. Source: abamako.com

Depuis la rectification de la Transition menée par le duo Assimi-Choguel,le fil a cessé de passer entre la France et le Mali. Le combat de la souveraineté et de la libération du Mali a commencé par le discours du PM Choguel Kokalla que beaucoup de Maliens ont qualifié d’‘’historique’’, prononcé le 25 septembre dernier à la Tribune de la 7ème assemblée générale des Nations Unies. Dans ce discours, Choguel accuse la France ‘’d’abandonner le Mali en plein vol ‘’. Chose qui a davantage creusé le fossé entre Macron et Goïta depuis le second putsch orchestré contre Bah N’Daw. Surtout que le discours a été prononcé juste à la vielle de la mort du 52ème soldat français au Mali. D’où la réponse très virulente de Macron qui a traité de ‘’honteux les propos des autorités illégitimes issues de deux coups d’Etat’’.

En effet, la signature d’un traité militaire avec la Russie (dont les forces militaires entrainent et participent aux théâtres des opérations au côté des FAMa) et l’inacceptation récente du contingent danois déployé dans le cadre de l’opération Takuba au Mali par les autorités de la Transition ont mis davantage de l’huile sur le feu entre l’Elysée et Koulouba. D’où la réaction du ministre des Affaires étrangères de la France : « La junte remet en cause sur des allégations infondées le déploiement des forces danoises dans la force Takuba. Alors que ce déploiement s’appuie sur une base juridique solide et a fait l’objet du consentement antérieur des autorités maliennes. ». Jean-Yves Le Driant de poursuivre : « C’est un nouveau signe de fuite en avant et je voudrais dire ici avec beaucoup de force que cette junte est illégitime et prend des mesures irresponsables ».

Telle la réponse du berger à la bergère, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a jugé « inacceptables » les déclarations de son homologue Français. Avant de recadrer Jean-Yves Le Drian: « Les insultes ne sont pas une preuve de grandeur. Je demanderais à M. Le Drian de rester digne aussi, parce qu’avant que la France ne vole au secours du Mali, les Africains sont venus mourir en Europe pour la libération de ces pays. Qu’on arrête cette campagne de dénigrement contre les autorités du Mali. Nous demandons que Paris nous respecte en tant qu’Etat ».

Le Mali frappe un grand coup…

Jusqu’où ira ce bras en fer entre l’ex-puissance coloniale et son ancienne colonie ? D’autant plus que le ministre Choguel Kokalla Maïga qui, en soufflant dans la même trompette que son ministre des Affaires étrangères, a enfoncé le clou : «… nous n’acceptons pas qu’on nous piétine, qu’on nous méprise. Notre dignité n’est pas négociable. Si la France rappelle son intervention de 2012 qui s’est vite transformée en échec, qu’elle n’oublie pas que ce sont des Africains (surtout Maliens) qui sont morts hier pour libérer la France ». « Nous analysons les situations. De l’assassinat de Kadhafi, en violation de la résolution des Nations unies, à la tuerie de Bounty, en passant Thiaroye, nous observons avec lucidité. Alors, il est temps que la France comprenne que les temps ont changé et qu’il faut changer avec le temps. Il est temps que la France comprenne que les dirigeants actuels au Mali savent ce qui est bon pour leur pays », a laissé entendre le Premier ministre Maïga. Avant de conclure : « Ils exigent qu’on respecte le Mali et c’est seulement à ce prix que la coopération peut se poursuivre en préservant surtout les intérêts et en respectant notre souveraineté pleine et entière ». La Suite ICI:: news.abamako.com

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