Jeffrey Sachs, économiste américain, professeur à Columbia et ancien conseiller spécial de trois Secrétaires généraux de l’ONU, est une voix mondiale reconnue sur le développement durable et la critique des rapports de force économiques internationaux.
Le 21 novembre 2025, à la veille du Sommet du G20 organisé pour la première fois en Afrique, il a livré à l’Université de Wits un plaidoyer pour l’unité africaine face aux « changements géotectoniques » de l’ordre mondial. Si pour l’économiste étasunien le panafricanisme a d’abord historiquement été abattu par des forces extérieures qui ont assassiné ses leaders, l’Occident en déclin ne pourra plus freiner le panafricanisme. Seule une intégration continentale forte permettra à l’Afrique de transformer ses économies. Il place l’éducation et la montée en gamme technologique au cœur de cette stratégie — connectivité numérique universelle, accès aux innovations comme la Chine — tout en insistant sur l’atout démographique du continent, moteur potentiel de sa puissance future.
Sachs a affirmé que « le temps et le tour de l’Afrique sont venus ». Selon lui, face aux bouleversements géopolitiques rapides, le continent africain a le potentiel de devenir le centre d’un nouvel ordre mondial d’ici la fin du siècle, à condition de faire preuve d’unité et d’ambition.
L’économiste a fermement critiqué la décision du président américain de ne pas assister à ce sommet du G20. Il a qualifié cette absence de « caprice » découlant d’une mentalité d’enfant de quatre ans qui refuse d’être un leader parmi d’autres, illustrant selon lui le déclin de l’ère impériale américaine.








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