Crise de Ceuta : Quand la fermeté de Pedro Sánchez démonte les récupérations de l’extrême droite ( Par R H Bourahla)

Rebecca Hurriyet Bourahla Ni laxiste, ni complice.Face à la tragédie humaine et logistique qui secoue Ceuta, Pedro Sánchez répond par la force du droit et de la vérité, alors que les radicaux de tous bords se réjouissent d’un chaos que personne n’a voulu, le chef du gouvernement espagnol dénonce une manipulation criminelle des mafias et sécurise les frontières…Voici pourquoi la rhétorique de la haine vient de perdre une bataille.

La tragédie migratoire qui secoue l’enclave de Ceuta suscite, sans surprise, les vautours de la politique. Alors que des milliers de familles marocaines ont été piégées par les rumeurs virtuelles de mafias de passeurs, l’extrême droite européenne se réjouit ouvertement de ce chaos. Pour ces mouvements radicaux, ce drame est une aubaine : l’occasion rêvée d’accuser le gouvernement de Pedro Sánchez de  » laxisme  » et de réclamer l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen.

Pourtant, la réalité des faits et la parole officielle viennent de balayer définitivement ces manipulations politiciennes.

Lors de sa visite d’urgence sur le terrain, le Premier ministre espagnol a tenu des déclarations sans ambages, d’une clarté absolue.Loin des caricatures de faiblesse que ses opposants tentent de lui coller, Pedro Sánchez a qualifié cet afflux massif d’« attaque » et de « violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ».

En élevant immédiatement la situation au rang d’enjeu de sécurité nationale et en déployant l’armée, le chef du gouvernement a rappelé qu’un État démocratique sait protéger ses frontières avec une rigueur absolue.

Sánchez a mis les points sur les « i » en démontant le mécanisme de cette crise. Il a explicitement dénoncé  » une interprétation malhonnête par les mafias  » d’une récente décision de la Cour suprême espagnole concernant le droit des migrants arrivés par la mer. Ce ne sont pas les choix politiques de Madrid qui ont provoqué cette ruée, mais un mensonge logistique à grande échelle, orchestré par des réseaux criminels qui ont fait croire à des jeunes désespérés que les frontières étaient ouvertes.

Ni l’Espagne, ni Pedro Sánchez n’ont voulu cette tragédie, et la réponse opérationnelle sur le terrain en est la meilleure preuve : loin du fantasme d’une frontière passoire, les canaux diplomatiques et sécuritaires avec le Maroc ont fonctionné instantanément.

En moins de 48 heures, plus de 48 000 personnes trompées par la rumeur ont déjà été réadmises et raccompagnées.

Face au cynisme des passeurs et aux calculs électoraux de l’extrême droite, l’exécutif espagnol a répondu par le seul triptyque qui vaille : la force du droit, la fermeté républicaine et l’efficacité de la coopération internationale. Une mise au point nécessaire qui prive les extrêmes de leur fonds de commerce.

 

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