Addis Ken Project dernier groupe à se présenter sur la scène du festival Jazz de Saint-Louis a rendu un concert époustoufflant. Avant eux, Khadim Niang et Bo Van Der Werf ont fait la restitution d’une résidence devant un public conquis.

Corey Henry sur la scène du Jazz à Saint-Louis © Douno
Les lumières se sont éteintes sur la 34eme édition du Festival Jazz de Saint-Louis. 4 jours durant, Ndar a été la capitale culturelle du Sénégal. Momi Maïga, ( la belle découverte), Orchestra Baobab, Leïla Olivesi, Avalanche, Addis Ken Project, Khadim Niang et Bo Van Der Werf, Corey Henry ont communié avec les mélomanes venus en nombre.
Corey Henry accompagné de ses ventistes et de ses percussionnistes a transporté le public vers la New-Orleans et son Jazz original.
Le « jazzband » typiquement New Orleans est un mélange, d’éléments africains, européens et caraïbéens. L’aspect rythmique est notamment assuré par des instruments créés ou améliorés sur le continent américain : banjo d’une part, instruments à percussion d’autre part. Corey Henry et les jazzband d’aujourd’hui utilisent des percussions plus modernes. Lauréat d’un Grammy Awards et plusieurs fois nommé. Corey Henry a tenu son rang à Saint-Louis Jazz.
La pianiste franco-mauritanienne Leïla Olivesi, formidable musicienne de la scène jazz en Europe, a produit un spectacle qui a ravi les festivaliers. Prix Sacem 2004 et « Musicienne Française de l’Année » pour Jazz Magazine en 2025, Leïla Olivesi a enchaîné les succès de son riche répertoire. « Aïcha, la sorcière »,« Blue Chinguitty », « Winter flower »
Cette docteure en musicologie grâce à une thèse sur L’œuvre de Duke Ellington soutenue à la Faculté des lettres de Sorbonne Université, a fait une khâgne philo et une hypokhâgne Sciences avant d’obtenir une maîtrise de philosophie à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. C’est dire si elle a la tête sur les épaules. Sa musique nourrie par ses connaissances mais aussi par son métissage ne pouvait qu’entrainer le public.
Attendue, la restitution de la résidence entre Khadim Niang et Bo Van Der Werf sur la grande scène du Jazz à Saint-Louis a tenu ses promesses. Les percussions de Khadim Niang toujours aussi bien coordonnées ont su se marrier avec harmonie avec le jazz de Bo Van Der Werf. Le dialogue des cultures, c’est aussi ça Jazz à Saint-Louis.

Addis Ken Project en clôture du festival Jazz de Saint-Louis 2026 ©Festival Jazz
À leur suite, Addis Ken Project, a offert un spectacle à la hauteur d’une clôture d’un événement aussi prestigieux. Fondé en 2018, l’Addis Ken Project (« Addis Ken » signifiant « Nouveau Jour » en amharique) est un quatuor musical dirigé par le légendaire chanteur et saxophoniste Abate Berihun surnommé le Coltrane éthiopien, le pianiste et compositeur international Roy Mor. Leur musique, un éthio-jazz spirituel aux rythmes profonds, a séduit le public de Jazz à Saint-Louis.
Une clôture magistrale pour cette 34ᵉ édition du Festival International de Jazz de Saint-Louis !








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