Ce qui se déroule actuellement au Maroc dépasse l’entendement. Ce qui devait être une affaire judiciaire équitable s’apparente aujourd’hui à un simulacre de procès infligé à des supporters sénégalais, loin de leurs familles, loin de leur pays, et surtout loin de toute garantie réelle de justice. Face à cela, une question simple se pose : où est le Sénégal ?
C’est quand même incompréhensible. 18 sénégalais pris en otage pour avoir assisté à une fête du football et tout se passe comme ils n’existaient même pas.
Une Fédération absente, voire défaillante
La Fédération Sénégalaise de Football (FSF), censée défendre ses ressortissants et protéger l’image du football national, brille par son silence et son inertie. À aucun moment elle n’a semblé prendre la mesure de la gravité de la situation. Ce silence n’est pas seulement incompréhensible, il est inacceptable.
Une visite qui interroge
La visite du président de la CAF, dans un tel contexte, interroge profondément. Comment peut-on, en pleine crise, afficher une posture diplomatique déconnectée de la réalité vécue par ces supporters ? Cette présence, loin d’apaiser, renforce le sentiment d’abandon et d’injustice.
Une presse sénégalaise étonnamment discrète
Plus troublant encore : l’absence de mobilisation forte de la presse sénégalaise. Là où l’on attendait des unes, des débats, des enquêtes, des interpellations, on constate un silence assourdissant.
Une nation qui n’élève pas la voix pour ses citoyens en détresse envoie un message dangereux : celui de l’indifférence.
Le silence des Lions : une faute morale
Les joueurs de l’équipe nationale, figures respectées et influentes, ont eux aussi choisi le silence. Pourtant, ils savent mieux que quiconque ce que représente le peuple sénégalais, cette ferveur populaire qui les porte à chaque compétition.
Ce silence, dans un moment aussi grave, est une faute morale. Une parole, un geste, un brassard, un message, tout aurait compté.
Il est temps d’agir
Face à cette accumulation de silences, il appartient désormais au peuple sénégalais de prendre ses responsabilités.
• Boycotter les produits marocains, en signe de protestation citoyenne.
• Éviter l’usage de Royal Air Maroc, afin de traduire concrètement cette indignation.
• Mobiliser la diaspora, véritable force d’influence, pour relayer cette cause à l’international.
Exiger, chaque jour, la vérité et la justice
Les médias publics sénégalais doivent sortir de leur réserve. Ils doivent publier quotidiennement les noms de ces supporters, raconter leurs histoires, maintenir la pression et exiger leur libération. Il ne s’agit pas d’un simple fait divers. Il s’agit de citoyens sénégalais.
Un devoir de solidarité nationale
Enfin, les joueurs sénégalais, partout dans le monde, doivent prendre position. Dans leurs clubs respectifs, sur les terrains, devant les caméras, ils ont l’opportunité d’envoyer un message fort : rendre hommage à ces supporters, rappeler qu’ils ne sont pas seuls, et que le Sénégal ne les abandonne pas.
L’histoire jugera
Elle jugera ceux qui ont parlé… et ceux qui se sont tus. Aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de football.
Il s’agit de dignité.
Il s’agit de justice.
Il s’agit du Sénégal.
Mouhamadou Diallo
Citoyen Sénégalais.








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