L’ONU DÉCLARE LA TRAITE ET L’ESCLAVAGE DES AFRICAINS « LES PLUS GRAVES CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ»

À l’instigation du Ghana, l’ONU declare lq traite et l’esclavage racialisé des Africains : les plus graves crimes contre l’humanité.  Les Etats-Unis, Israël et Argentine ont voté contre et l’Europe des droits de l’homme s’est abstenue. 

L’ONU DÉCLARE LA TRAITE ET L’ESCLAVAGE DES AFRICAINS « LES PLUS GRAVES CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ», Information Afrique Kirinapost

Rappelons que la plupart des nations colonisatrices et occidentales se sont abstenues…

Le 25 mars 2026, l’Assemblée générale de l’ONU déclare que « la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains constituent les plus graves crimes contre l’humanité, en raison de la rupture décisive qu’ils ont provoquée dans l’histoire mondiale, de leur ampleur, de leur durée, de leur caractère systémique, de leur brutalité et de leurs conséquences durables, qui continuent d’influer sur la vie de tous les peuples à travers des systèmes racialisés de travail, de propriété et de capital ». Cette résolution a été portée par le Ghana pour le continent africain.

Bien que le rôle et l’importance voire la pérennité de l’ONU soient discutés aujourd’hui au regard des nombreuses crises irrésolues ou même entretenues par son action ou inaction, une telle condamnation a un pouvoir symbolique mondial à partir duquel des processus de réparations pourront être construits.

Rappelons que la plupart des nations colonisatrices et occidentales se sont abstenues : Royaume-Uni, France, Allemagne, Portugal, Pays-Bas, Suisse, Norvège, Suède, Danemark, Finlande, Canada, Australie, Luxembourg, Ukraine, Japon. Notons que l’Inde s’est abstenue, à la différences des autres BRICS, Brésil, Russie, Chine, Afrique du Sud qui ont voté en faveur de la résolution.

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Martial Ze Belinga est un économiste et sociologue camerounais. Son travail porte spécifiquement sur l’épistémologie de l’histoire africaine, les préjugés et les silences qui biaisent la compréhension du passé de l’Afrique et des diasporas africaines. L'art et la culture tiennent une place centrale dans son travail. À ce titre il est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels: "Au-delà de l’inculturation. De la valeur propositionnelle des cultures africaines". Pour l'économie, ses travaux ont beaucoup porté sur la monnaie notamment le FCFA. il est l'auteur entre autres de: "Afrique et mondialisation prédatrice". Expert associé au comité scientifique international de l’UNESCO pour l’Histoire générale de l’Afrique, Belinga est éditorialiste et avait lancé le site Afrikara dédié à l'histoire, la culture et l'avenir du monde noir. Il a été par ailleurs sélectionné parmi les 20 « Experts » représentatifs de la diversité (Club XXIe siècle, France)

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