ZLECAF: Lancement officiel des échanges commerciaux de la zone

La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF) est entrée en vigueur. Les échanges commerciaux dans le cadre de la zone ont été lancés vendredi dernier lors d’une cérémonie virtuelle.

1,2 Milliards de consommateurs actuellement, près de 2,5 Milliards en 2050, l’événement est historique. La ZLECAF sera une des zones d’échanges les plus importantes au monde et la plus grande en termes d’Etats membres participants après la formation de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Lancée en mars 2018 à Kigali, le projet est porté par 54 signataires membres de l’Union Africaine (UA).

Lorsque la zone atteindra sa vitesse de croisière, l’accord de libre-échange africain a le potentiel d’augmenter le niveau du commerce intra-africain de plus de 52% d’ici à 2022, selon la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique. Elle portera le taux actuel du commerce intra-africain de 15% à 52,3%.

L’objectif initial de la ZLECAF est de favoriser le commerce intra-africain en améliorant l’accès au marché par la suppression progressive des droits de douane, l’élimination des barrières commerciales, l’harmonisation des lois et pratiques douanières et le renforcement de la coopération et des capacités.

Même si pour beaucoup, la date du 01 janvier est symbolique, le lancement de la ZLECAF suscite de l’espoir. C’est ce qu’a souligné le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, lors de la cérémonie de lancement en ligne.

« Une nouvelle Afrique émerge avec un sentiment d’urgence et un objectif et une aspiration à devenir autonome », a déclaré le président Nana Addo,

Sur la route de l’unification de l’Afrique chère aux Nkrumah et aux pères fondateurs en 1960, la ZLECAF est  une étape déterminante. En effet, si elle est bien menée peut conduire à une véritable intégration politique et pourquoi pas aux Etats-Unis d’Afrique.

Toutefois, il ne faut surtout pas s’enflammer. Le chemin est encore long et les obstacles nombreux. Certains soulignent le manque de complémentarité des économies et redoutent que des importations bon marché ne portent préjudice aux petits producteurs agricoles et industriels. D’autres pointent du doigt l’insécurité grandissante dans le continent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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