Reponse salée de l’ambassade de Chine à la presse française

Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, l’ambassade de Chine en France, dirigée par Lu Shaye, a expliqué dans un long texte que « alors même que, dans ces instants fatidiques, le peuple chinois était tout entier tendu vers la victoire finale, certains médias français, au mépris de toute déontologie et de la plus élémentaire bonne foi, ont nié les faits et se sont moqués de la Chine, s’ingéniant à l’accabler davantage ». Paru dans Chine Magazine le 1 mars dernier.

Certains se sont gaussés sur le «grand bond en arrière» que traverserait aujourd’hui «la Chine partie à la conquête du monde». Or, chacun sait que la Chine est un pays profondément pacifique qui, jamais dans son histoire, n’a colonisé personne. Ce que réclame la Chine aujourd’hui, ce sont juste des relations d’égal à égal avec tous les membres de la communauté internationale pour réaliser des coopérations mutuellement avantageuses et partager la prospérité.

La Chine n’a pas vocation à devenir le «centre du monde» et encore moins à le conquérir. Cela m’évoque le vieux proverbe français qui dit : «Il semble à un larron que chacun lui est compagnon». Seuls ceux qui sont obsédés par le pouvoir et rêvent de dominer le monde sont prisonniers de leur logique et ainsi jugent l’homme de bien par le prisme de l’homme de peu.

Ils accusent la Chine de «se rêver en superpuissance, capable de traiter en égal avec l’Amérique». C’est le syndrome du renard et des raisins (qui dénigre ce qu’il ne peut atteindre). Dans le fond, ils craignent la puissance de l’Amérique. Ils se savent inférieurs et jamais ils n’oseraient tutoyer l’Amérique. Par conséquent, quand ils voient la Chine lui parler, droite dans ses bottes, cela les choque. Ceux qui vivent à genoux n’aiment pas voir les autres debout.

Certains, péremptoires, ont écrit qu’après l’épidémie «les partenaires de la Chine -États ou entreprises- tireront les conséquences du risque que fait peser sur eux une trop grande dépendance vis-à-vis de ce pays». Quiconque possède des notions d’économie sait très bien qu’à l’ère de la mondialisation, tous les pays sont interdépendants. Si certains pays ou certaines entreprises dépendent de la Chine, c’est le résultat naturel de la mondialisation et de la concurrence commerciale.

Cette situation profite à tous. Bien que confrontée à des difficultés temporaires à cause du Covid-19, les fondamentaux de l’économie chinoise restent bien orientés sur le long terme. Dans l’hypothèse d’une relocalisation des filières industrielles hors de Chine, qui pourrait garantir que les pays choisis seront à jamais exempts d’épidémie ou que leur capacité de riposte sera supérieure à celle de la Chine?

Certains piaffent quotidiennement d’impatience en attendant l’effondrement de l’économie chinoise. Et si elle s’effondrait, qui donc pourrait en tirer profit ? Dans notre monde globalisé, le positif appelle le positif et le négatif appelle le négatif. Aujourd’hui, nous sommes tous dans le même bateau. Dans les périodes troublées, mieux vaut se serrer les coudes.

Certains présomptueux ont affirmé que «tant que le gouvernement garantira son bonheur et sa sécurité, le peuple chinois tolèrera ce régime autoritaire», mais que l’épidémie «met à mal le contrat entre le peuple et le régime». Quelle ânerie ! La vocation première et la mission originelle des communistes chinois a toujours été la recherche du bonheur pour le peuple, et de la renaissance pour la nation.

C’est un engagement solennel vis-à-vis de la population. Face aux difficultés, le parti communiste chinois s’est toujours tenu aux côtés de son peuple. Jamais il ne l’abandonnera et le peuple chinois lui fait entièrement confiance. Ceux qui tentent de discréditer le PCC et de créer la discorde entre le peuple et le Parti se condamnent à l’échec et à l’humiliation. Pardonnez ma question mais, la vocation des partis de gouvernement en Occident est-elle autre que d’œuvrer pour le bonheur et la sécurité de leurs peuples?

On a aussi pu lire que la Chine était désormais «isolée comme jamais auparavant et qu’elle vit très mal son actuelle faiblesse sur la scène mondiale». Alors, je vous pose la question : le simple fait que l’UE, remette à plus tard certains échanges de haut niveau avec la Chine en raison de l’épidémie et que certains pays occidentaux interrompent leurs liaisons aériennes avec la Chine, signifie-t-il pour autant que le pays est isolé par la communauté internationale?

Ceux qui, sans rougir, se prennent pour la «communauté internationale» (dont ils se gargarisent constamment), s’imaginent que leur attitude discriminatoire vis-à-vis de la Chine est synonyme d’isolement par la communauté internationale. Schématiquement, l’Occident développé représente environ une vingtaine de pays, avec une population d’à peine un milliard d’habitants. Mais curieusement, il a échappé à nos détracteurs que les dirigeants de plus de 170 pays et de plus de 40 organisations internationales avaient adressé des messages de sympathie et de soutien à la Chine.

Ils ne se sont pas aperçus non plus que, même chez eux en Europe, la plupart des dirigeants et des personnalités de tous horizons avaient fait de même. La réalité nous montre que seule une poignée d’anti-Chinois compulsifs tentent à longueur de temps d’isoler la Chine dans les médias et que leurs voix n’ont d’écho que dans leurs microcosmes.

Certains ont raillé la Chine, prétendant qu’elle était «en position de demandeur de l’aide internationale, tel un pays en développement». La Chine n’est «en position» de rien du tout. Nous sommes, de fait, un pays en développement. Les disparités de développement entre les différentes régions, entre les villes et les campagnes demeurent importantes. Ce sont certains Occidentaux qui veulent nous coller à toute force une étiquette de «pays développé». Mais de toute façon, quel mal y a-t-il pour n’importe quel pays en difficulté, à demander de l’aide à la communauté internationale ? Et en cas de catastrophe, croyez-vous que les pays développés se gêneraient pour la réclamer ?

On a accusé la Chine de «mettre des bâtons dans les roues des ressortissants étrangers qui voulaient être évacués de Wuhan». C’est exactement l’inverse qui s’est produit. La vérité est que, déjà accablée par le poids de la lutte contre l’épidémie, la Chine a prélevé sur ses ressources des personnels destinés spécialement au rapatriement des ressortissants étrangers.

Notamment, nous avons aidé le gouvernement français à rapatrier plus de 500 de leurs compatriotes ainsi que d’autres ressortissants européens de Wuhan, par trois vols charters. De nombreux gouvernements, dont celui de la France, nous ont exprimé leur gratitude, félicitant le gouvernement chinois pour son esprit de coopération et pour l’efficacité de son engagement lors de ces opérations.

On a calomnié la Chine en disant que son gouvernement jouait la «carte nationaliste» en expulsant trois journalistes du Wall Street Journal en poste à Beijing. Ce journal s’était servi de l’épidémie pour salir le gouvernement chinois par des attaques malveillantes, n’hésitant pas à publier un article intitulé «La Chine est le véritable homme malade de l’Asie».

Cette accroche raciste qui a profondément heurté les Chinois, foule au pied les valeurs d’universalisme dont l’Occident se fait lui-même l’apôtre. Alors que les médias occidentaux jouissent de la «liberté» de colporter le racisme, les victimes n’ont pas le droit de se défendre et de riposter. Quelle est la logique? C’est la logique de bandit ! Qu’un journaliste français puisse reprendre et défendre un tel article montre qu’il est, soit profondément raciste, soit animé d’arrière-pensées coupables.

On a aussi pu lire : «Le gouvernement chinois impose une reprise en main autoritaire. Environ 150 millions de personnes sont désormais assignées à résidence au nom de la lutte contre l’épidémie, la population n’a plus le droit de sortir… les communautés de quartier doivent organiser des approvisionnements de nourriture pour leurs habitants.» La quarantaine est le meilleur moyen d’enrayer une épidémie sérieuse et en fait, l’OMS considère depuis longtemps que les mesures de prévention et de contrôle chinoises sont une référence à l’international.

Que nos comités de quartier achètent de la nourriture pour les résidents, les mettant ainsi à l’abri des soucis et du désordre, montre simplement la proximité de cœur entre notre gouvernement et le peuple, l’efficacité de sa gouvernance et les atouts du système chinois. Face à la propagation de l’épidémie, le gouvernement italien a récemment décidé d’isoler 11 villes. Il a même publié un décret punissant de trois mois de prison toute violation des règles de quarantaine. Est-ce que cela signifie, selon cette même logique absurde, que le gouvernement italien est plus autoritaire que le gouvernement chinois ?

Certains se sont réjouis à l’idée que «le rêve chinois est aujourd’hui écorné» et ont même cité les prophéties de prétendus experts irresponsables selon lesquelles «l’heure des comptes politiques viendra plus tard». Cela n’a fait qu’exposer au grand jour la noirceur de leurs esprits et de leurs desseins. Ils ont toujours rêvé que la Chine sombre dans le chaos ou connaisse un Tchernobyl. Alors, aujourd’hui que la Chine traverse une épreuve, ils laissent éclater leur joie. Mais, malheureusement pour eux, leurs vœux ne seront jamais exaucés.

Comme l’a dit le président Xi Jinping, la nation chinoise a connu d’innombrables vicissitudes dans son histoire, mais elle ne s’est jamais laissée abattre. Bien au contraire, elle s’est toujours relevée, plus forte et plus vaillante. C’est dans les épreuves qu’elle a grandi et qu’elle s’est construite. Après avoir vaincu l’épidémie, la Chine, à coup sûr, en ressortira renforcée et on verra bien qui avait raison !

Ce florilège d’inepties suffit à mesurer l’ignorance de leurs auteurs, la toute-puissance des préjugés, la perte du bon sens et la déchéance de la morale. Les chiens aboient et la caravane passe. Les aboiements de quelques-uns n’entameront jamais l’ardeur du peuple chinois dans sa lutte contre l’épidémie, pas plus que le soutien que lui témoigne la communauté internationale et encore moins la marche de la Chine vers sa renaissance.

 

 

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