MOTHERS LIVES MATTER: LA VIE DES MERES EST DETERMINANTE

Ça y est, c’est reparti comme en 40 ! Noire, noire, noire, madame Kamala Harris n’est pas noire et son élection sur le ticket de monsieur Joe « n’exige » en rien cette qualification, par ses fans, comme jadis, ce fut le cas pour monsieur Obama.                                     

Cette encore procureure de Californie est de père Jamaïcain, surement métis aussi, prénommé Donald (ironie du hasard) et de mère indienne, brahmane-tamoul, celle d’Asie, donc. Comme Obama, ce fut sa mère qui l’éleva quand elle n’était pas encore en primaire, je crois. Cette brave dame l’éleva toute seule, au gré de pérégrinations qui l’emmenèrent jusqu’au Canada. Elle en fit ce qu’elle est devenue aujourd’hui.

Comme pour madame mère, tout le mérite lui revient. Kamala aurait fini dealer, sa mère en aurait été blâmée, tout pareil. De grâce, les pères, fuyards ou absents, n’ont, comme apport, que la mélanine et ça, on n’y peut rien. Comme monsieur Obama, madame Harris est métisse, d’éducation et de culture, de leurs mères. Quand je lisais et écoutais les éditoriaux et commentaires qui exigeaient de Obama de s’occuper d’une « Afrique », qui l’avait pourtant « renié », enfant. Comme si les Américains l’avaient élu pour ça et le payaient pour le job. On remet ça depuis hier avec madame Harris. L’Inde exige, à bon droit, sa maternité mais dit, par son Premier Ministre, ne rien attendre d’elle, sinon un partenariat équitable. Tout à fait juste. 

Il est temps de renoncer à cette posture infantiliste, racialiste et sexiste. Quand on critique et/ou combat les supremacistes blancs, on évite de tomber dans les mêmes travers. Au risque de leur ressembler ! Soubhanallah! Cerise sur le gâteau, le président Nigérian, l’Honorable Général Buhari affirme même que l’ancêtre Harris venait du Nigéria car ce sont les esclaves nigérians qui ont peuplé cette ile. Comme s’il détenait le livre de comptabilité des négriers et remonté la filière Harris ! Comme disent les Halpulars, dans leurs allusions imagées : « il a coupé les testicules de la parole » ! Pas de débat ! 

Il est grand temps, de reconnaitre, à ces braves mères, le mérite d’avoir battu le pavé, travaillé dur, surveillé l’éducation de leurs enfants que pourtant l’environnement social en ces temps-là, pour l’une au moins, pouvaient conduire à l’abandon. Elles ont porté neuf mois, dans les douleurs de la grossesse, subi l’ultime souffrance de l’accouchement, lingé, nourri, éduqué, quand le père jouait aux dés ou fricotait ailleurs.                                   Elles ont résisté aux contraintes familiales, sociales.Et après les épreuves, leurs enfants leur ont fait gagner tout ce qu’un parent peut souhaiter pour son garnement. La réussite universitaire et sociale. Alors, de grâce qu’on accompagne ces enfants qui ont honoré leur mère dans leur premier mot de vainqueur.

Ne les privons pas du Sacre qui leur est dû, à titre posthume, en privilégiant…les pères. Les larmes de Obama qui pleurait l’absence, à son triomphe, d’une mère et d’une mère nourricière, décédée en pleine campagne électorale seront celles surement de Kamala, pour sa mère. Obama s’en consola en invitant à la tribune officielle d’investiture, sa mère kenyanne, qu’il adore. Ce fut, d’ailleurs, la seule personnalité étrangère admise à la tribune, à ses cotés.

Du père, Barack fut tristement silencieux. Kamala, elle, fera venir surement son père, paisible professeur-émérite, en retraite. Monsieur Barack Obama et madame Kamala Harris sont ce qu’on appelle des métisses. Et si le curseur devait se déplacer, il irait vers la mère et les définiraient blanc pour l’un et brahmane-tamoule, pour l’autre. Mais le racialisme, enfoui, qui sommeille pernicieusement, en chacun d’entre nous, blanc, noir jaune ou rouge, les classera comme noirs. Et d’ailleurs, on entend, sur tous les continents : le premier Président noir des USA, la première Vice-Présidente noire ! FAUX, Fenn, Fenaande, Zafta, Gaaré !

« Rendons au maure son sel », belle expression, cette fois, wolof, pour exprimer un devoir de reconnaissance.

Mesdames Obama mére et grand-mére, madame Harris-mére, Gathié Ngaalaama, dieureungueenedieuf, Wakhayert biikoum, Nawaari !

Le métissage, preuve par neuf, sera l’avenir du monde.

Prenons garde, la pandémie COVID 19 resurgit avec plus de virulence, du fait des indisciplines des populations. Prenons garde.

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