MOMAR,

À la PERL, nous avons voulu attendre pour témoigner car n’ayant pas trop la plume de tes  nombreux et  talentueux confrères mais aussi celle de tes cadets dans la profession qui ne tarissent pas d’éloges à ton endroit.

Oui, ton ami Moctar BA avec qui nous partageons la fibre sentimentale de défense du littoral aurait souhaité être dans un rêve ce jour là ou la veille du reste, il aurait tellement voulu pouvoir suspendre le temps pour te demander de lui désigner ton successeur dans LA PERL avant de partir !

Et si ce n’était que ça, mais non, plus encore et des « encore » jusqu’à l’infini pendant que la vie elle, a une fin. Hélas ils ne sont pas nombreux dans la profession à avoir l’envie de se réinventer au risque de quitter une neutralité douillette pour une position tranchée et contrastée dans ce débat salutaire pour l’avenir de notre   expérience en tant que nation :
– comment faire pour que ce qui appartient à tous, reste utile pour Toute la communauté ?

Et ce n’est point un miracle si en trois ans de compagnonnage et de partage nous ayons pu ensemble définir ce PACTE POLITIQUE POUR LA SAUVEGARDE DU LITTORAL, une contribution majeure au débat à un moment crucial du choix de 2019, dont la source est la recherche d’un consensus au-delà des clivages politiques et politiciens.

Mais ce n’est qu’en écoutant les uns et les autres lors de ce jour triste à la morgue de l’hôpital LE DANTEC, que j’ai compris pourquoi sans aucune peine tu as pu adhérer à ce PACTE car tu es un homme de consensus.
77 421 66 51, votre correspondant est inaccessible… Oui Moctar, le souffle est coupé mais aucun regret dans cette trajectoire qui l’a menée jusqu’à YOFF sur le littoral qu’il affectionnait tant au point d’avoir posé un PAS ferme sur vers la restauration de notre environnement mental et physique.

Loin d’être un témoin ordinaire, MOMAR fut un acteur-actant à multiples identités toujours en crise volontaire pour aller encore plus haut et aider ce futur à naitre. Auras-tu eu le temps d’achever les mécanismes de transfert de ton héritage si riche aux plus jeunes ?

Bon vent frangin, nous gardons le cap.
(à MOMAR SEYNI NDIAYE, journaliste et professeur)

© Sinesaloum.info

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