LES RENDEZ-VOUS DE L’ÎLE DE NGOR : VIVRE-ENSEMBLE AU SÉNÉGAL

Nous étions conviés à ce que vous avez sous les yeux :

“Le Club Convergences Plurielles organise le samedi 05 Octobre sur l’Île de Ngor, un panel sur la problématique du « VIVRE-ENSEMBLE AU SÉNÉGAL ».

Cette initiative a pour objet de donner une occasion de partages entre des personnalités du monde Universitaire et culturel, des acteurs politiques et de la société civile sur ce sujet d’une grande actualité dans nos pays et dans le monde.

Elle s’inscrit par ailleurs dans un projet du Club de contribuer à l’animation de l’espace public par des débats de haut niveau sur des sujets majeurs de notre époque.

C’est dans ce cadre que ses membres ont décidé d’inscrire « les rendez-vous de l’île de NGor » à la résidence du « LEBERGERDELILEDENGOR » M. Abdoulaye Diallo, Secrétaire général du Club, sur l’agenda culturel du pays.

Les séances prévues à cet effet se tiendront périodiquement en association avec les partenaires et personnalités qui partagent l’engagement d’enrichir le débat national sur les grands sujets qui nous interpellent.

La séance de lancement des « rendez-vous de l’île de NGor » du 05 Octobre prochain portera sur le thème générique de notre vivre ensemble.

Il sera abordé sous différents angles par les intervenants choisis pour l’introduire.

Parmi les participants, nous compterons Messieurs :

• le Professeur Mamoussé DIAGNE
• le Professeur Maguèye KASSE
• le Professeur Abdarahmane NGAIDE
• El hadji Hamidou KASSE
• l’Abbé Henri CISS
• le Professeur Abdou Aziz KEBE
• Mame Less KAMARA Modérateur
• Madame le Professeur Penda MBOW

Nous serons honorés de vous y compter parmi nos invités et participants aux débats.”

Le Secrétaire Général

Abdoulaye DIALLO
Club Convergences Plurielles – Sicap Amitié II n° 4025 – Dakar – Tel : 221 33 824 06 55 – E-mail : ccplurielles@gmail.com

II- CONFLUENCES

Pour ce premier compte rendu de la journée, j’ai pensé restituer d’abord le cadre. Parce que, qui veut tisser et valoriser son pagne a besoin de “métier”, de “navette”… et ne serait-ce que d’un mbaar : un site… ce “topoi” indispensable pour appréhender tout “Nomos”…

Pour cela j’ai choisi, comme musique accompagnant notre balade, un extrait de ce que signifie les “JAMMOOJE NA’I” des Peuls du Macina. Les phrases de Christiane Seydou chantent :

“Pendant la transhumance, chaque berger, isolé avec son troupeau, compose et mémorise, tout au long de ses jours de solitude, un interminable poème dont il enfile les mots précieusement choisis, les ordonnant et les scandant au trot cadencé de ses bêtes qui – dit-il – “fonçant en rangs serrés au plus rude de l’été torride”, “piétinent les steppes désertes” et “s’abreuvent de poussière, sans jamais mollir.

Ce long exercice poétique solitaire a un objectif précis : le degal.

Le degal, c’est, textuellement, “la descente” vers le fleuve des troupeaux transhumants qui reviennent investir les terres libérées par la décrue.

Dans ce mouvement de reflux vers les cours d’eaux, les troupeaux convergent en certains points de regroupement qui sont alors le théâtre de festivités traditionnelles marquant, pour les transhumants, l’espoir d’un retour à une vie moins rude et, pour les villageois, la joie des retrouvailles avec leurs troupeaux et… l’abondance des produits laitiers…
(…)
Tous ces poèmes traitent d’un seul et même thème évidemment prévisible : la marche inlassable des troupeaux en quête d’herbe et d’eau, dans un cadre spatio-temporel, lui aussi, sans surprise : celui de la brousse sauvage et de la ronde des saisons.”

Bergers des mots, Poésie peule du Mâssina présentée et traduite par Christiane Seydou, Paris, Les Belles Lettres (Classiques Africains), 1991, pp. 13-15.

Commentaire : Une nation marche comme un troupeau… en tout cas nous étions le “troupeau du berger de l’île”… toute une belle et fructueuse journée de transhumance vers cet “horizon”… du commun… il faut donc se rencontrer afin que chaque poème composé dans la solitude puisse s’accorder avec toutes les autres solitudes et se métamorphoser en une synthèse, où les “singularités” s’estompent, cédant la place à une “fête-prière” réparatrice.

La galerie présente des détails de tableaux exécutés par le berger !

NB : “ngaari mbeewa” est imaginaire… invention serere… ngaari/yëkk… mbeewa/mbèe… chèvre…

À SUIVRE

 

Crédits: Abdarahmane Ngaïdé

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Il écrit et ne s'arrete jamais d'écrire. Avec humour, philosophie, il raconte les lieux comme personne. Enseignant-Chercheur à UCAD, Abdarrahmane Ngaidé est un historien de formation.

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