Le jeu de Guardiola en cinq pensées

Pep Guardiola, entraîneur actuel de Manchester City, a marqué et continue de marquer le football mondial. Son jeu de possession, son occupation du terrain ou son audace tactique, font de lui un entraîneur épié, copié et respecté. Dans les grands débats en ce qui concerne le jeu, Guardiola est devenu la référence. Soit on fait du Guardiola, soit on fait de l’anti Guardiola. Autrement dit, soit on opte pour une grande possession de balle, soit on fait l’exact contraire en ne procédant que par contre. Ce qui est sûr, c’est que l’ancien barcelonais a tout gagné en club. Parmi ses idoles, il dit avoir beaucoup appris de Cruyff, Bielsa et de Sacchi. Voici cinq pensées issues d’interviews ou masterclass pour comprendre le jeu façon Pep.

Philosophie de jeu. « Dites-moi, quels joueurs j’ai à ma disposition et je vous dirai ma philosophie de jeu. J’essaye d’attaquer dans les petits espaces de défendre dans les grands espaces mais le succès d’une philosophie dépend de la qualité des joueurs. Ce n’est pas une question de 4-3-3 ou de 4-2-3-1. Quand un joueur est bon dribbleur, il faut lui créer l’espace pour qu’il dribble sans exposer son équipe, quand un joueur est lent mais a une qualité de passe, il faut le mettre dans une configuration où il pourra faire la passe parfaite. Aujourd’hui, la gestion des moments difficiles est devenue capitale. Par exemple, un match de Ligue des Champions est totalement different d’un match de championnat. Un match de Ligue des Champions, c’est beaucoup de phases émotionnelles et gagner va aussi dépendre de comment votre équipe gère les moments difficiles, comment elle contrôle les mauvais moments. »

Savoir défendre en ayant le ballon. « Au Barca, je donnais à Messi ou Ronaldinho la possibilité de dribbler vingt fois et de perdre le ballon vingt fois.  Derrière, le latéral et le milieu défensif doivent compenser et préparer la perte de balle de Ronaldinho. Il faut savoir défendre en ayant le ballon. 

La passe au dernier moment. « Cela ne sert à rien de faire une passe si aucun joueur adverse ne vous attaque. La passe on la fait au dernier moment. C’est  que l’ont crée le surnombre. Physiquement, mentalement et techniquement, le joueur doit être fort pour le faire. Même chose pour le joueur qui réceptionne le ballon, il faut s’y préparer et sa position doit être en ¾, jamais carrément de dos. Un joueur comme Baggio le faisait très bien. »

Le troisième homme. « Un une-deux est facile à couper mais le troisième homme c’est impossible à défendre. Quand tu sors le ballon  de l’arrière, pour éviter de le perdre, tu crées des espaces nécessaires pour pouvoir jouer loin. Cruyff me disait quand t’as le ballon, regarde tout de suite le plus loin possible pour jouer sur Romario ou Laudrup. Sinon joue à coté. C’est ce qu’on faisait aussi pour Eto’o. Il était dos au but et avait plusieurs possibilités en recevant le ballon puisque toute l’équipe montait. Cette façon de jouer aussi positionnait sept joueurs en phase d’attaque et en même temps pouvant récupérer le ballon si Eto’o la perd. »

Avoir le ballon. « Les joueurs vont en salle, des diététiciens surveillent leur alimentation et nous nous focalisons sur pleins de détails nécessaires à la performance mais le plus important est que sur tous les terrains du monde, le footballeur joue pour avoir le ballon. Je veux que mes joueurs soient comme des loups pour conquérir le ballon et le conserver. Si j’étais convaincu qu’il faut rester derrière et laisser le ballon à l’adversaire, je le ferai. Pour le moment, je veux avoir le ballon, s’il le faut à 60 mètres de mes buts. Avec ça, on encaisse moins et on peut marquer beaucoup. »

 

Crédits: Sky Sports

 

 

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