Johan Cruyff, l’esthète

Johan Cruyff fut un joueur hors-sol, d’où son surnom de Hollandais volant, un tacticien hors-pair en tant qu’entraîneur et un fantastique théoricien du jeu. Décédé le 24 mars 2016, il fait partie des personnages qui ont le plus marqué le football mondial. Le légendaire numéro 14 des Pays-Bas a été finaliste de la Coupe du Monde 1974 et a été à quatre reprises vainqueur de la coupe d’Europe des Clubs Champions, ancêtre de la Ligue des Champions. Il sera sacré 3 fois Ballon d’or. El Salvador (le sauveur), sobriquet que lui décerna le public catalan pour avoir fait entrer le Barca (il y signa lors de la saison 1973-1974)  dans une autre dimension. Devenu entraîneur du club à la fin de sa carrière de joueur, il gagnera la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1992, avec à la clé un jeu d’une pure merveille. Cinq réflexions qui ont participé à construire la légende Cruyff.

« La qualité sans les résultats est inutile. Les résultats sans la qualité sont ennuyeux. »

« Quand vous disputez un match, c’est statistiquement prouvé qu’un joueur a le ballon trois minutes en moyenne. Donc, le plus important c’est ce que vous faites les 87 minutes pendant lesquelles vous n’avez pas le ballon. C’est ce qui détermine si vous êtes un bon joueur ou pas. »

« Quand vous avez gagné quelque chose, vous n’êtes plus à 100%, mais plutôt 90%. C’est comme une bouteille d’eau gazeuse ouverte. Après un moment, il y a un peu moins de gaz. »

« Jouer au football est très simple, mais jouer simple au football, c’est la chose la plus difficile qui existe. »

« Je suis un ancien joueur, ancien directeur technique, ancien entraîneur, ancien manager, ancien président d’honneur. Une belle liste qui montre une fois encore que tout finit par s’arrêter. »

 

 

Crédits: Eurosport

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