« Bons baisers d’un revenant » (Par Adama Gaye)

Il a fallu attendre la quatrième demande de liberté provisoire pour voir le journaliste Adama Gaye sortir de Rebeuss. Enfin devrait-on dire car sa place n’était pas en prison. À peine dehors, il a repris la plume pour remercier ses souteneurs et prendre rendez-vous…

Adama Gaye Je vous salue encore et, comme disent les Ivoiriens, vous renouvelle nombreusement mes remerciements à toutes et à tous pour vous qui avez soutenu, avec sincérité, non en jouant un double-jeu de faux amis, ce qui n’est pas mon combat personnel mais une cause juste -commune!

Je ne suis pas encore sorti de ma période de réserve ni de repos. J’en ai besoin.
Je n’ai pas non plus débuté ma chronique qui sera intitulée :
De mon mirador- jours de prison à Rebeuss-sur-Guantanamo ! Je vous la promets.

Dans l’immédiat, je me dois, vous le devinez, de faire des diligences sociétales, familiales et amicales, en commençant par des visites notamment auprès des autorités religieuses de premier plan, et autres. L’urgence est aussi de retrouver ma famille et de me consacrer à l’impératif de retaper ma santé passablement malmenée par ceux qui pensaient sinistrement en finir physiquement avec moi, pour me faire taire a jamais.

Je suis sorti ragaillardi et plus que jamais convaincu d’avoir été un détenu politique victime de la plus ignoble bavure judiciaire, actionnée par des forces antidémocratiques et policières/judiciaires piétinant mes libérés constitutionnellement protégées.

Je le répète: les périmètres de la démocratie ne seront pas rognés avec ma participation. Ensemble, on va les consolider et les élargir. Attachez vos ceintures: the road will be rough and tough, no going back !
Cependant si j’écris ce matin, c’est pour vous dire que j’ai conscience de ces manœuvres, y compris via des sites mercenaires, qui tentent, malgré la déculottée subie par mes geôliers, de faire accroire que “à peine sorti de prison, j’ai repris mes insultes”.

J’ai saisi mes avocats pour engager les poursuites contre de tels sites et contre tous ceux, institututionnellement ou personnellement, qui ont posé des actes contre mon intégrité physique, constitutionnelle, intellectuelle.
Je le répète: je ne suis pas et je n’ai jamais été un insulteur. Je dis, j’écris des vérités. Des faits vérifiables.
Même mes amis les plus proches qui veulent me défendre en prétextant que c’est au nom de principes, non de ma personne, qu’ils le font sont libérés de cette mission.

Mon combat ne tolère pas le faux et la comédie. Même ceux qui ont refusé de soutenir le combat pendant ma détention en se payant des textes-alibis pour prétendre me soutenir, je leur dis: plus la peine!
Je mènerai le combat avec celles et ceux, nombreux, qui savent qu’on ne doit pas tricher ni faire de compromissions avec la vérité, encore moins sur mon dos. Je ne suis pas dupe!

Chers vrais amis: je sais que la lumière crue du jour, de la vérité, reste votre boussole. Comme elle l’est pour moi.
Encore merci!
Je retourne à mon repos avant de partir me soigner…
I love you.
Adama GAYE

Ps: je tends mes bras à toutes et à tous, en commençant par ceux qui n’étaient plus dans mon espace amical mais n’en n’ont pas moins épousé ma cause par dignité.
Opération déblocage et offensive d’amour envers eux.
En revanche, celles et ceux, les salauds, dirait Sartre, seront méthodiquement rayé de mon monde -quels qu’ils soient : pas d’hypocrites ici ! »

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