Elite : À quand le réveil ?

Plus les jours passent, les semaines, les mois… les années, et plus le sentiment que le Sénégal, inexorablement, s’enfonce dans la médiocrité, habite les citoyens avertis. L’audio dans laquelle un célèbre animateur, tel un perroquet, se défoule sur certaines personnalités du pays, montre à suffisance comment le pays est dans le gouffre. L’animateur, y révèle ô combien il est écouté en Haut-Lieu. Monsieur Aïdara nous apprend qu’il est au coeur de la République, qu’il fréquente les appartements présidentiels et joue même les intermédiaires lorsque la Première Dame, par exemple, veut rencontrer Iran Ndao, le fameux prêcheur. Le pauvre Iran n’a pas demandé une telle publicité… ce personnage nous apprend aussi qu’il est Conseil d’un homme politique et que sa « revue de Presse »  a été au centre d’une discussion entre Youssou Ndour, Habib Sy, ex-Directeur de Cabinet et Aminata Tall,  ex-Secretaire Générale de la Présidence dans le bureau de l’ex- Chef de l’Etat Abdoulaye Wade. Une affaire d’Etat en somme !  Après avoir écouté tout l’enregistrement, un seul mot nous revient : folie ! Notre élite est folle ! Le Poète-Président doit se retourner dans sa tombe.

Nous sommes dans la merde, comme dirait un célèbre humoriste français. Mais de quoi ce genre d’individu est-il d’ailleurs le nom ? Il est tout simplement symptomatique du mal qui gangrène notre cher Sénégal. Ce mal se nomme la perte des valeurs, et ce n’est pas de l’animateur. Il en est juste un acteur.

L’audio interpelle le citoyen. Il s’interroge à juste titre mais n’arrive pas à trouver les bonnes réponses : qui sont ces hommes que nous avons élus ? Quelles sont leurs valeurs ? Que recherchent-ils ? Il y a juste quelques semaines, un bon papier sorti dans la presse posait la question : qui tire les ficelles dans notre pays ?

Le Président Sall avait pourtant bien commencé. Dès le début de son mandat, il a posé des actes forts. Traque des biens mals acquis, réduction du train de vie de l’État, retour de l’autorité etc. Malheureusement, plus les obstacles se présentaient, plus notre cher président s’est renié et a oublié sa promesse. Désormais, il participe lui-même à la désacralisation de la République. Récemment, pour rencontrer le vénéré khalife des mourides, le Chef de l’Etat aurait sollicité l’entremise d’un richissime homme d’affaires. L’audience a failli capoter ! Non, non, vous ne rêvez pas, le Chef de l’Etat n’a pas l’air de savoir où aller…

Naturellement, les responsables de cette situation, au premier chef, sont nos hommes politiques. Des leaders sans aucun charisme,  sans vision, qui s’empêtrent dans un tâtonnement continu. Ils ont peur de tout. Normal, ils ont un passé et traînent des casseroles. Ils n’ont pas de discours et le cachent par une générosité sans raison. Ils n’ont pas de cap, donc veulent plaire à tout le monde. C’est tout cela qui explique qu’on ouvre les salons de la République à tout amuseur public. En entendant l’audio, certains gros bonnets proches du monsieur sont en train de se mordre les doigts de lui en avoir trop dit. Il faut choisir ses amis. On ne peut pas plaire à tout le monde. Surtout, on ne doit pas plaire à tout le monde !

Beaucoup de gens pensent que cette folle époque a besoin de guides comme Mame Abdoul Aziz Dabakh ou Serigne Abdoul Ahad Mbacké ( que Dieu soit satisfait d’eux), pour leur courage et leur dévouement. Mais vous croyez que ces deux guides vivraient une époque où des énergumènes peuvent l’ouvrir à tout bout de champ et entrer en polémique avec n’importe quelle autorité ?

Pour les prochaines présidentielles chers sénégalais, Votons Kouthia comme les hommes politiques n’arrêtent plus de nous faire rire. Tant à faire, préférons l’original à la pâle copie.

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