Gaspard d’Allens • L’attaque du Venezuela par Donald Trump s’inscrit dans un plan cohérent. Les carbofascistes veulent s’emparer des dernières ressources planétaires pour prolonger leur mode de vie impérial. Source : Reporterre

© Juan Mendez / Reporterre
« Drill, baby drill », soit « fore, chéri, fore ». Il fallait prendre au sérieux le slogan de Donald Trump scandé lors de sa seconde investiture, il y a à peine un an, et sa défense tous azimuts de l’extractivisme. Le voilà désormais qui attaque le Venezuela pour s’emparer de la plus grande réserve pétrolière de la planète.
Cette séquence, au-delà de nous plonger dans la sidération et de faire voler en éclat le droit international, atteste que nous changeons d’époque. L’impérialisme carbofasciste impose son tempo, au détriment des populations et des écosystèmes. Nous plongeons, à l’heure du désastre climatique, dans une géopolitique du Far West et du pillage, où le capital prospère sous haute protection militaire et où l’accaparement des dernières ressources exploitables et disponibles se fait au bruit des canons.
Comment interpréter ce qui arrive d’un point de vue écologique ? Dans quel programme expansionniste et destructeur s’inscrit la séquence actuelle et quelle mutation du régime économique mondial fait-elle entrapercevoir ?
« Nous allons extraire du Venezuela une quantité colossale de richesses »
Il est frappant de constater qu’à l’inverse de son prédécesseur George W Bush et la guerre en Irak, en 2003, l’actuel président étasunien ne s’encombre plus de justifications d’ordre humanitaire ou démocratique pour légitimer ses velléités de prédation. La lutte contre le narcotrafic est un vernis qui ne trompe personne et Trump parle ouvertement du pétrole. Le mot a été prononcé plus de vingt fois lors de son discours samedi 3 janvier.
« Nous allons demander à nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, d’intervenir et d’investir des milliards de dollars, a notamment expliqué le président. Nous allons extraire du sol du Venezuela une quantité colossale de richesse. » Lire La Suite ICI








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