Le 26 juillet 2024, Paris mettait en lumière une figure longtemps restée discrète : Paulette Nardal. La voir apparaître près de Louise Michel ou Simone de Beauvoir, c’est rouvrir un chapitre oublié : celui des sœurs Nardal, intellectuelles noires, dont le travail a compté bien au-delà de ce que l’on a retenu. Car la négritude a ses “pères”, Senghor, Césaire, Damas, mais elle a aussi des pionnières, reléguées trop longtemps hors du récit.

Portrait de Paulette Nardal (1896-1985) dans les années 1920 ©Radio France – auteur inconnu
Dans le Paris de l’entre-deux-guerres et bien avant les indépendances, Paulette Nardal et ses sœurs ouvrent les pages des revues à une problématique incandescente : la condition noire dans le monde. Source : France Culture
À Paris, la « vogue nègre » entre revues musicales, music-hall, publications, débats, ouvre pour les noirs venus du monde entier – tirailleurs des colonies démobilisés, Caribéens, Africain-Américains- une nouvelle ère au cœur des années folles.
Ils découvrent une liberté inédite pour la plupart d’entre eux. Paulette Nardal arrive en 1921, année où le prix Goncourt est décerné au Guyanais René Maran.
Débarquée de Martinique, elle vit cette circulation intense et inédite des journaux et revues, suivant des courants divers, assimilationnistes ou internationalistes noirs. Écouter ICI
Un portrait lui a été consacré sur Kirinapost ICI








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