L’Économie Sociale et Solidaire : Une alternative sérieuse pour le Sénégal

Aujourd’hui L’Économie Sociale et Solidaire est une soupape, une alternative crédible face aux défis Économiques et Financiers auxquels nous sommes confrontés. 

Face aux résiliences d’ordres Économiques et Sociaux qui nous dictent leurs lois.

L’Économie Sociale et Solidaire qui tire sa principale révérence sur les Organisations humaines et sur leurs postulats de Solidarité et de collectivisation des richesses .

Cela est d’autant plus important pour nos Pays où les inégalités sont frappantes et béantes. A fortiori pour nos économies si fragiles et surtout très poreuses .

Beaucoup de Pays dits développés avec des Économies plus fortes l’ont théorisé et pratiqué avec des résultats très positifs et prometteurs .

Mais les enjeux de L’Économie Sociale et Solidaire sont plus importants pour des pays comme les nôtres.

La première raison est que nos Sociétés sont bâties sur le système communautaire avec un fort ancrage sur des valeurs Sociales à l’instar de la Solidarité et de la dépendance collective.

Sociologiquement parlant nous avons des prédispositions Sociales pour en faire un moteur de notre Économie .

A l’heure où on parle de crises sociales, de résiliences Économiques et Sociales, il faut des alternatives face à ce qu’on appelle les économies dites classiques .

Ces dites Économies n’ont pas toujours résolu le gap existant entre les classes sociales.

L’un des critères les plus importants est surtout de rehausser l’Indice de Développement Humain comme référentiel.

La véritable politique économique est de pouvoir diversifier les richesses et surtout faire profiter aux classes sociales les plus vulnérables de se hisser au sommet des indicateurs de Développement sans discrimination.

À ce titre nous pouvons dire que c’est un créneau fiable pour répondre aux défis de Développement.

Au Sénégal des initiatives ont été amorcées dans ce sens par exemple avec le programme de la Couverture Maladie Universelle .

Lequel programme lutte contre les inégalités liées au difficile accès aux soins et structures de Santé pour les couches les plus vulnérables . Ce programme de Solidarité permet aux couches vulnérables de faire des économies par le biais des mutualisations qui sont des principes cotisations et de collectivisations .

D’ailleurs ce programme doit être renforcé et surtout mettre l’accent sur une bonne approche de Communication.

C’est ce qu’on appelle la Protection Sociale qui est un ensemble de Politiques mises en branle pour lutter contre les inégalités Sociales et l’extrême pauvreté.

Nous savons tous que la Santé est un luxe pour certaines couches sociales.

L’autre aspect ce sont les Responsabilités Sociales ou Sociétales d’Entreprise plus connu sous son cycle de RSE.

En d’autres termes, ce sont les Politiques de Solidarité plus ou moins imposées aux entreprises pour aider les Communautés aux défis de Développement.

Nous voyons de plus des entreprises s’y attelent en lui conférant une part significative de leur budget .

Ces entreprises mues par le caractère social veulent humaniser et socialiser leur première prérogative qui est la rentabilité financière.

D’ailleurs l’État doit jouer son rôle de régulation et surtout de coopération pour les inciter aux RSE.

De plus en plus, les Entreprises font appel à des Chargés de RSE pour les aider à peaufiner leurs stratégies de Politiques Sociales.

Nous avons aussi la floraison de banques spécialisées en Microfinance pour humaniser et démocratiser le secteur bancaire .

Laquelle implantation des Microfinances, a permis de rapporter, encore plus, les populations aux services de crédit et d’épargne.

D’ailleurs les banques dites classiques aussi ont profité de cette brèche pour un changement de mentalité pour les riches et les nantis.

Il y a aussi l’épargne non formel et pourtant conventionnel appelé les fameux  » Nattë » au Sénégal.

Les  » Nattë  » sont un outil précieux d’organisation Sociale pour les populations pour épargner et surtout de pouvoir économique pour le démarrage d’activités.

L’État sans jouer au Policier, doit pouvoir cadrer, accompagner ces fameux « Nattë » pour son objectif de levier économique et surtout de Solidarité mécanique comme Organique .

L’Économie Sociale et Solidaire est un rempart, un outil important pour une Éducation financière et inclusive.

Elle est fondamentale pour répondre aux défis d’entrepreunariat et au Patriotisme Économique.

Nous avons des prédispositions pour réussir face aux dilemnes économiques et surtout face au diktat des grandes institutions internationales.

Tout dépend de nos capacités à s’approprier de ce concept de Développement et d’en faire le levier de notre Économie .

Avec L’Économie Sociale et Solidaire, le Sénégal des possibilités n’est pas une utopie mais une réalité intréséque.

 

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Alioune Barada Kandji est un sociologue de formation. Spécialisé en Sociologie des Organisations, il est extrêmement intéressé par l'étude sur les dynamiques de groupe. Kandji intervient dans des entreprises, des associations ou groupements pour leur permettre d'améliorer leur fonctionnement. Par ailleurs, le sociologue travaille sur les questions économiques, politiques, sociaux et culturels. Sur Kirina, il partage sa réflexion sur les dynamiques, les tremblements et les étapes successives de l'évolution des faits sociaux au Sénégal et en Afrique.

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