Le Musée des Civilisations Noires (MCN) va consacrer, à partir du 25 avril prochain, une rétrospective en guise d’hommage au géant de la sculpture Ousmane Sow disparu en 2016 à l’âge de 81 ans.

Ousmane Sow à La Rochelle en 2015 devant sa statue de Toussaint-Louverture AFP / Xavier Leoty LEOTY
‘’Voilà presque trois décennies que l’artiste Ousmane Sow n’a pas été exposé au Sénégal. Pour rendre hommage à cet artiste majeur, membre de l’Académie des beaux-arts de France, le MCN lui consacre une rétrospective qui ouvrira le 25 avril 2026, pour une durée de trois ans’’, informe un communiqué du Musée des Civilisations Noires.
Une cinquantaine d’œuvres originales tirées de six séries du défunt sculpteur sénégalais seront concernées par cette rétrospective-hommage. « Nouba’’, ‘’Masaï’’, ‘’Zoulou’’ et ‘’Peulh’’ figurent au programme.
Lors de la rétrospective, le Musée des Civilisations Noires présentera des œuvres comme le lutteur herculéen, un Victor Hugo et les héros de sa série Merci, dont Nelson Mandela et un hommage à Toussaint Louverture, héros de l’indépendance haïtienne et de la fin de la traite négrière.
Pour information : une première version, Toussaint Louverture et la vieille esclave, a été acquise en 2014 par le Museum of African Art de Washington. Notons qu’une oeuvre hommage à Moctar Sow, le père sculpteur, sera aussi de la partie.
Né à Dakar le 10 octobre 1935, Ousmane Sow est le sixième enfant de Moctar Sow, ancien combattant de la première guerre mondiale, devenu transporteur routier, et de Nafi N’Diaye, descendante d’une vieille famille de Saint-Louis-du-Sénégal.
De par sa mère, Ousmane Sow est un petit-fils de Par sa mère, Lat Dior figure de la résistance à la colonisation.
Ousmane Sow, dont une œuvre originale est exposée en permanence au Musée olympique de Lausanne, a travaillé une série sur les lutteurs. C’est donc tout naturellement que la rétrospective fera un clin d’œil à Dakar qui accueille les JOJ 2026.








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