La Confédération Africaine de Football (CAF) n’a pas tremblé pour pousser le bouchon du ridicule un peu plus loin. Dans un communiqué publié mardi 17 mars 2026 en fin de soirée, son jury d’appel a retiré tout bonnement à l’équipe du Sénégal la victoire en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Nouveau vainqueur: le Maroc. Les lions de l’Atlas sont champions d’Afrique au bout de deux mois de temps additionnel, mais les lions de la Teranga n’ont pas dit leur dernier mot. En attendant, l’Afrique est la risée du monde. Honte à la CAF !

La CAN des serviettes
Deux mois après la finale de la CAN remportée par le Sénégal, la CAF vient de changer le vainqueur de la compétition. En lieu et place du 1-0 (but de Pape Gueye), désormais le résultat est le suivant : 3-0 pour le Maroc sur tapis vert.
La précision sur tapis vert n’était pas nécessaire. Tant qu’à faire, le jury pouvait dire: le Maroc bat le Sénégal 3- 0 avec un hat-trick de Brahim Diaz (3 panenkas).
Ces pantins de la CAF comme les appelle le brillant journaliste sportif Paul Biagui viennent selon lui de jeter encore plus, de discrédit et de honte sur l’instance dirigeante du football continental.
Depuis une dizaine d’année, la CAF, sous l’influence du sulfureux Fouzi Lekjaa va de derive en dérive. Qui est Fouzi Lekjaa ?
Président de la Fédération royale marocaine de football, premier vice‑président de la CAF, président du comité des finances de la CAF, membre du Conseil de la FIFA et, hors du terrain, ministre du Budget de son pays le Maroc. Toute cette palette
En 2017, la CAF crée, contre les textes jusqu’àlors, un poste de troisième vice‑président sur mesure à Lekjaa lui permettant d’intégrer le comité exécutif de l’instance africaine. En plus de diriger le puissant comité des finances de la CAF, le marocain gagne en influence. Il faut dire que son pays est le bienfaiteur de la CAF. Il vient à son secours à chaque fois le pays organisateur d’une compétition continentale se désiste à la derrière minute comme c’est le cas souvent malheureusement.
Fouzi Lekjaa a une emprise sur la CAF. C’est connu ! De l’organisation des compétitions, aux orientations financières, en passant par les recrutements et licenciements, le dirigeant marocain étaler ses tentacules partout.
En 2019, il était l’auteur d’une agression physique sur un arbitre éthiopien. Malgré une plainte déposée par la Fédération Ethiopienne de Football au sein de ses instances, la CAF avait classé l’affaire sans suite.
Depuis la défaite du Maroc face au Sénégal le 18 janvier 2026 et les incidents ayant entaché la rencontre, Fouzi Lekjaa s’est, selon plusieurs sources proches du dossier, personnellement investi pour que des sanctions sévères soient prises à l’encontre du Sénégal.
Des témoignages et rapports évoquent son rôle actif dans les démarches visant à obtenir des sanctions plus lourdes, la détention prolongée de supporteurs sénégalais sur le territoire marocain et des recours au sein des instances de la CAF en faveur d’une décision controversée : l’attribution de la Coupe d’Afrique au Maroc « sur tapis vert ».
Il est également rapporté qu’il a déposé plainte contre le président de la Fédération sénégalaise de football et contribué à ce que ce dernier soit renvoyé devant l’instance disciplinaire de la CAF. Ces éléments jettent un discrédit important sur l’impartialité des procédures.
Toutefois rappelle toujours Paul Biagui, le Sénégal n’est pas un acteur secondaire ; il pèse sur l’échiquier mondial.
« Priver le Sénégal d’un titre continental « sur tapis vert » après qu’il ait remporté le match sur le terrain, que le résultat ait été homologué et validé par l’arbitre, constitue un jugement sans précédent. Si la CAF, apparemment pour ménager le Maroc ou répondre aux pressions de décideurs influents, persiste dans une décision aussi inédite, elle risque de s’aliéner l’ensemble du football continental — et au‑delà. » souligne t-il.
De nombreuses voix s’élevent déjà pour condamner la victoire sur tapis vert des Lions de l’Atlas. Pour Claude Leroy ancien selectionneur de plusieurs équipes africaines et fin connaisseur du continent « c’est une décision va faire rire toute la planète football»
« L’une des choses les plus absurdes que j’ai jamais vues. Le Maroc, champion de la coupe d’Afrique des nations 202 » a commenté Jurgen Klopp le technicien allemand.
Pour Samir Nasri ancien international français et aujourd’hui consultant, le communiqué de la CAF n’est pas dans le bon timing pour être crédible.
» Si le communiqué de la CAF sort le soir du match on aurait compris… le lendemain, ils auraient fait le communiqué on aurait compris… mais là … La prochaine fois, ils vont le faire en 2035 ? C’est n’importe quoi » a réagi l’ancien meneur de jeu de l’OM.
Plus cash, Wayne Rooney ancien international anglais conseille à Hakimi et au Maroc Maroc de ne pas accepter ce trophée.
« Si j’étais un joueur marocain, je ne l’accepterais pas. Le Sénégal les a battus équitablement » a t-il dit
El Hadji Malick Diouf arrière gauche et chamoion d’Afrique a publié sur ses réseaux sociaux, photo à l’appuie un message qui résume tout.
« Ce trophée se gagne sur le rectangle vert, pas par e-mail », a taclé le latéral gauche de West Ham.
La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a réagi pendant la nuit au verdict de la CAF. Elle « dénonce une décision inique, sans précédent et inacceptable qui jette le discrédit sur le football africain » et annonce qu’elle « engagera, dans les plus brefs délais une procédure d’appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) ». Une position que vient conforter le communiqué de la porte parole du gouvernement sénégalais qui demande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF.
Toujours du côté des réactions, l’ancien président de la FSF et membre du Comité exécutif de la CAF, Augustin Senghor, a soutenu que jury d’appel s’est “substitué à l’arbitre de la finale en violation des lois du jeu”. Selon lui le Sénégal ne perdre pas sa coupe.
En tout cas, le Sénégal, ses institutions et ses supporters exigent justice rapide et visible — pas des mots, des actes. Recours juridiques, mobilisation diplomatique, coalition des fédérations et pression médiatique doivent converger pour obtenir la suspension de cette décision et la restitution du titre si la justice le demande.








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