Si ce matin l’indécision pèse sur vos épaules, ne cherchez plus dans vos armoires. Délaissez la soie, le lin ou le coton. Choisissez l’invisible : portez de l’amour !
L’amour est la seule coupe universelle qui ne se démode jamais. Il a la souplesse d’un sourire offert à l’inconnu, la chaleur d’un regard qui console et la lumière d’une seconde peau.
C’est le vêtement des audacieux, la parure de ceux qui avancent vers l’autre sans armure, le cœur battant à découvert.
Aujourd’hui, cette élégance prend une dimension sacrée alors que s’ouvre la porte du Ramadan. Dans le miroir de la foi, les artifices du corps s’effacent pour laisser place à la mise à nu de l’âme devant son Créateur. Car le jeûne n’est pas qu’une absence de nourriture ; c’est une vêture intérieure.
Dans la tradition soufie, le cœur est le «Palais de l’Aimé ». L’habiller de bienveillance, de patience et de fraternité, c’est transformer cette demeure de chair en un sanctuaire de lumière. En ce premier jour, votre plus belle parure ne se trouve pas dans vos placards, mais dans votre Niyyah (l’intention).
C’est elle qui transmute chaque privation en offrande et chaque silence en une prière vibrante pour l’humanité.
Peu importe que votre table soit humble ou vos mains vides. Quand le soleil s’effacera à l’horizon, nous comprendrons que les plus beaux habits de fête ne sont pas ceux que l’on tisse, mais ceux que l’on devient.
Qu’importe la météo de votre âme ou les tempêtes du dehors : drapé de tendresse, vous êtes invincible. Ne cherchez plus votre parure : quand on jeûne de son ego, on finit toujours par s’habiller de Lumière.
Ramadan Mubarak.








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