De l’or au pétrole : des siècles de pillage en Amérique du Sud

La mainmise de Donald Trump sur le pétrole du Venezuela est un nouvel épisode de l’histoire du colonialisme occidental en Amérique du Sud. Deux livres et un documentaire rappellent son emprise ancienne et tenace. Source: Catherine Marin pour Reporterre

De l’or au pétrole : des siècles de pillage en Amérique du Sud, Information Afrique Kirinapost

Le documentaire « Amérique latine, un continent sous influences » retrace 60 ans d’ingérence étasunienne dans le continent. – © Arte France

Lorsque le navigateur Christophe Colomb « découvre » l’Amérique en 1492 (les Caraïbes, pour être précis), c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour l’Europe, une ère de bonne fortune. Pour l’Amérique du Sud, c’est un ouragan de dévastation qui s’abat, et n’en finit pas de la malmener.

Il est en effet difficile de se dire que l’enlèvement à Caracas, le 3 janvier, du président vénézuélien Nicolás Maduro par la présidence étasunienne n’en est pas un nouvel épisode — et ce, quoi qu’on puisse penser de cet autocrate accusé de crimes contre l’humanité par l’Organisation des Nations unies (ONU). Car si Donald Trump a enfreint sciemment la souveraineté d’un État, au mépris de la Charte des Nations unies, il n’est pas le premier des présidents des États-Unis à le faire.

Loin de là se dit-on même en regardant Amérique latine, un continent sous influences, visionnable sur Arte Replay. Du Brésil au Venezuela, en passant par la Colombie, le Chili, le Panama, le Nicaragua, ce documentaire rappelle les blocus économiques, coups d’État, guerres civiles déclenchées ou soutenues par l’impérialisme des États-Unis pour défendre l’héritage colonial occidental, et les privilèges qu’il confère à la bourgeoisie affairiste.

Prenons l’exemple du Brésil, qui ouvre ce film en trois parties des réalisateurs Delphine Jaudeau, Jean-Baptiste Péretié et Jon Lee Anderson. Dans les années 1960, le président João Goulart veut y lancer une réforme agraire pour redistribuer les terres cultivables, qui appartiennent en majorité à de grands propriétaires terriens. C’est un héritage de la colonisation portugaise : le territoire brésilien avait alors été divisé en « capitaineries », de vastes régions agricoles attribuées à des Portugais, et les anciens esclaves, les populations indigènes, chassés.

Pour Washington, c’est inconcevable. « Je suis d’avis d’agir vite, quitte à se mouiller un peu », dit alors le président Johnson, dont la voix a été conservée dans une des archives utilisées dans ce documentaire vivant, ponctué d’entretiens avec des acteurs de l’époque, ou leurs proches. Lire La Suite ICI 

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