NOPPI NA E/AK NOPPAM NANAANI, OU “SUBJECTIVITÉ ET VÉRITÉ”…

Le problème « subjectivité et vérité » consiste, dans la tradition philosophique, à se demander comment et en quelles conditions je peux connaître le vrai ou encore comment la connaissance en tant qu’expérience propre à un sujet connaissant est-elle possible ? Ou encore : à quoi celui qui fait cette expérience peut-il reconnaître que c’est bien de connaissances vraies qu’il s’agit ?

Disons que le problème philosophique “subjectivité et vérité” peut se caractériser ainsi : résoudre la tension entre deux propositions.

Il ne peut évidemment y avoir de vérité sans un sujet pour qui cette vérité est vraie, mais d’un autre côté : comment, si le sujet est un sujet, peut-il effectivement avoir accès à la vérité.” Michel Foucault, Subjectivité et vérité (Cours au Collège de France, 1980-1981), Paris, EHESS/GALLIMARD/SEUIL, 2014, 12.

Une démarche n’est ni une démarque, ni une marque, ni une marque…ni même une assignation…mais une expérience partagée dans la sincérité du langage.

Les couleurs sont des couleurs… “vérité subjective”… elles coulent sur toute surface avant de sécher… faisant apparaître la marque ou l’enseigne qu’elles sont appelées à signifier… c’est-à-dire “FËSSËL/HOLBUDDE”.. les nuances qui peuvent les caractériser semblent renforcer la perception que nous pouvons avoir d’elles… afin de les caractériser… parce qu’une couleur peut bien rendre compte du caractère de celui qui l’arbore, en l’exhibant comme une marque que l’on remarque sans même y prêter attention… car intégrée dans la conscience… ainsi donc, elles peuvent représenter un repère possible dans notre propre imaginaire… sans pour autant être interprétées comme un possible refuge… le rouge… jaune et vert… assurent ensemble l’alternance dans la circulation… et permettent ainsi d’éviter un possible carambolage… rouge translucide… limpide dans sa lucidité..

NOPPI NA…

Elles ont naturellement une influence sur nos choix, voire notre orientation idéologique, notre appartenance, jusqu’à signifier de manière subtile notre genre… bref les couleurs sont en même temps subjectives et vraies… le sujet qui les porte … ou qui les propose en peignant… traduit des émotions qui vont au-delà de l’image qu’elles remplissent… elles “bordurent”… tout autour des contours des formes qu’elles permettent de mettre en valeur… l’imaginaire est frappé… atterré… atteint dans son point lumineux… le jaune… n’est pas d’œuf !

Elles sont dites chaudes ou froides… elles évoquent toujours quelque chose qui va au-delà de ce qu’elles signifient réellement. Car la vérité de leur existence est perturbée par le caractère subjectif de leurs nuances…

NOPPAM NANAANI !

Elles classent, en déclassant… hiérarchisent en indiquant sans pour autant être une marque indélébile… même si toute couleur peut rendre “débile” un moment… comme le rouge… dans l’imaginaire populaire… le sang en don n’est pas danger… surtout quand le visage du patient tourne au bleu… comme ses propres veines…

Il est au frais et pas vert du tout !

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Lexique

NOPPI NA : JE FAIS SILENCE

NOPPAM NANAANI : JE FAIS LE SOURD

Il existe une parenté incontestable entre ces deux attitudes…

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Il écrit et ne s'arrete jamais d'écrire. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages (essais & romans). Avec humour, philosophie, il raconte les lieux comme personne. Enseignant-Chercheur à UCAD, Abdarrahmane Ngaidé est un historien de formation.

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