Kigali : Exemple de ville verte

Le Rwanda s’engage à fond en faveur des villes vertes. Après Kigali où l’on vit désormais aussi bien qu’à New-York dit-on, le pays de Kagamé va multiplier les villes vertes et innovantes en leur faisant bénéficier d’un programme de développement vert.

Grâce à l’appui de l’Institut Mondial pour une Croissance Verte (GGGI), six villes secondaires du Rwanda sont identifiées pour ce projet de développement durable. Il s’agit de Huye (dans le sud), Muhanga (dans le centre-sud), Nyagatare (dans le nord-est), Rubavu (dans le nord-ouest), Musanze (au sud) et Rusizi (au sud-ouest).

L’idée du gouvernement est d’abord de décongestionner la capitale Kigali, dont la population ne cesse de s’agrandir, mais ensuite d’établir des cités modernes où il fait bon vivre. Espaces mieux aménagés, promotion des énergies non polluantes et rationalisation des ressources, seront largement promus dans la construction de logements, de routes, de réseaux de transport et d’infrastructures améliorant par exemple la distribution d’eau. La capitale Kigali, exemple de ville verte, va inspirer les autres villes. Il faut dire que cette volonté écologique, le Président Kagamé en a fait une cause nationale. Repenser la cité moderne en mettant l’arbre au centre.

A l’entame de sa présidence, il a commencé par des choses simples : l’interdiction formelle de l’usage des sacs en plastique, l’instauration d’amendes en cas de jet d’ordures ou de détritus dans la rue. Des incinérateurs sont installés et un centre de tri des déchets. Des arbres sont plantés tout au long des collines. Le centre-ville devient désormais une zone piétonne et les citoyens sont invités une fois par mois à nettoyer leur cité. Puis l’utilisation du solaire dans la ville est arrivée. Des Organisations, comme la FAO, ont accompagné et subventionné la culture de fruits et légumes au sein de la ville, afin de renforcer la sécurité alimentaire et d’agir comme complément de revenus pour les agriculteurs. Des immeubles bien pensés côtoient une verdure imprenable. Aujourd’hui, Kigali fait figure de proue en Afrique.

Cependant persiste encore plusieurs incertitudes. La spéculation foncière conduit les plus pauvres à s’éloigner de la ville d’expropriation. De plus, l’arrivée des centres commerciaux modernes menace quelque part les marchés traditionnels où les produits étaient moins chers.

Gageons que le Kigali Conceptual Master Plan, le plan directeur du développement de la ville adopté en 2013 et qui se projette jusqu’en 2050, prendra en compte ces inégalités qui surgissent. En attendant, le Rwanda attire les touristes du monde entier et les grandes conférences se précipitent pour profiter du cadre.

 

Credit-photo : awb-usf.org

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